2016-02-04 19.27.04

Quand Mme la Maire transforme le Conseil Municipal en parodie de démocratie

Ce 4 février 2016, les Vaudais étaient venus nombreux pour le Conseil Municipal dont le premier rapport avait pour objet de destituer de son poste, l’adjoint au personnel mis en examen pour viol. Après l’affaire de l’élu coupable de propos antisémites, l’équipe d’Hélène Geoffroy se retrouvait une fois encore dans la tourmente suscitant une vive inquiétude dans la population.

Pour autant, ce premier rapport se passa dans une sérénité soigneusement préparée. Il faut dire que la Maire avait pris le soin de rencontrer son opposition pour lui demander à la fois un soutien unanime à son acte d’avoir retiré la délégation et le souhait de ne pas en rajouter à un événement qui a fait la Une de l’actualité. Plus encore, la Maire avait expliqué qu’elle souhaitait tourner la page d’une période d’affrontement qui donne le sentiment que la campagne ne s’en finit pas pour entrer dans une période de sérénité, de confiance et de travail en commun.

Sensible à ces arguments, les élus de l’opposition de gauche ont choisi une attitude responsable en ne cherchant pas à « exploiter » politiquement la situation, préparant un discours sobre et une attitude retenue. Conscients que ces évènements abiment l’image de la ville et de la politique, ils avaient décidé de participer sobrement à un  Conseil Municipal qui se devait d’être exemplaire.

Mais ce fut sans compter le cynisme de la Maire qui, une fois le rapport de destitution voté par la quasi-unanimité des conseillers municipaux (sauf 2 voix), commença par se servir de l’évènement pour faire de la politique politicienne. Elle entama un long monologue pour annoncer ses « nouvelles » orientations et faire un discours de politique générale sans lien avec les rapports et l’ordre du jour. Reconnaissant son échec sur les deux années écoulées, elle exprima son souhait de faire autrement. Mais au lieu de laisser la parole à l’opposition comme le veut l’usage démocratique, décréta que cette dernière n’aurait pas le droit à la parole avant la fin des opérations de vote pour désigner les nouveaux adjoints.  Débattre après avoir voté, les élus d’opposition s’offusquèrent et refusèrent de participer à ce simulacre de démocratie.

Mais ce ne fut pas tout. Elle profita de l’occasion non pour réorganiser son équipe mais pour régler ses comptes. Elle annonça d’abord le retrait de délégation de M. et Mme Bertin au nom de « désaccords » politiques et demanda aux élus de voter leur destitution. Alors que M. Bertin voulu prendre la parole avant le vote pour donner son point de vue, elle lui refusa le droit de s’exprimer. Tels deux condamnés, M. et Mme Bertin n’eurent pas le droit d’exprimer leur dernière volonté…..Lorsque l’on sait que Mme la Maire n’occupe son poste que grâce au soutien de M. et Mme Bertin et de leur 16% de voix obtenu au premier tour, il y a de quoi rester stupéfait.

Alors que chacun espérait la sérénité, Mme la Maire fit régner la confusion. Alors que, pris sous les feux des projecteurs médiatiques, chacun espérait avoir un Conseil Municipal exemplaire, Mme la Maire se livra à un « coup » de politique politicienne à l’ancienne donnant une fois de plus une bien piètre image de la politique. Alors que chacun espérait y montrer une autre image de la démocratie, Mme la Maire en fit le théâtre d’une parodie en trois actes.

Chronique d’un désastre annoncé, épisode 3….La gestion déplorable de la question des ATSEM

photo Conseil Mun carton rouge

Au cours du dernier conseil municipal, Mme la Député-Maire n’a cessé de répéter, « Je veux être claire », « il faut être sérieux », « je suis très sérieuse » (comme si les autres ne l’étaient pas !!!),  « voici les chiffres », « ils sont indiscutables même si leur interprétation peut varier »…Huée par une foule de parents et d’enseignants, elle est restée imperturbable, déroulant sa démonstration pour expliquer à quel point tout allait bien dans le meilleur des mondes. Qu’importent les manifestations de parents…Qu’importent les protestations, la situation en chiffre doit permettre à chacun de redevenir « sérieux » (mot répété au moins 10 fois), c’est-à-dire de ne plus se plaindre devant un l’effort que daigne faire Mme la Maire …….Tel le célèbre refrain de la chanson, on entend raisonner un « Tout va très bien Mme la Marquise », qu’importe si la maison est en train de brûler…

Mais revenons un peu sur cette présentation des chiffres pour comprendre pourquoi un tel décalage existe entre les chiffres exposés par Mme la Maire et la situation vécue par les parents et les personnels sur le terrain. Mme la Maire annonce fièrement que le nombre d’ATSEM est, cette année, de 124, c’est-à-dire que non seulement il n’a pas bougé mais qu’il est même en progression par rapport à l’année précédente où il était de 119. En cette période de récession, la Mairie fait des efforts, que chacun se le dise……

Mais pourquoi devant un tel effort réaffirmé, les parents et les enseignants sont si mécontents. Il faut en fait dire que l’on montre bien les chiffres que l’on veut ou du moins ceux qui arrangent….Ce chiffre de 124 en cache un autre, qui révèle une réalité différente. Il faut en effet distinguer le nombre de postes « officiels » et le nombre de postes de personnes  « en situation effective » à temps plein.

Reprenons le débat. Le nombre de postes d’ATSEM est équivalent au nombre de classes en école maternelle. Il y avait 119 classes maternelles en 2014 pour 119 postes d’ATSEM. Il y a 124 classes en 2015 pour 124 postes d’ATSEM. Cela fait un ratio d’1 ATSEM par classe qui définit le nombre de personnel. Le compte est facile et l’augmentation, loin d’être un effort supplémentaire, est d’abord la continuité du ratio dans une situation de croissance des effectifs scolaires.

Evidemment, toute personne quelque peu avertit sur la question des ressources humaines sait, dans le privé comme dans le public, qu’il est impossible de compter sur la présence de 100% des agents tous les jours de l’année. Entre les arrêts maladies, les gardes pour enfant malade, mais aussi les congés plus longs (longue maladie, congès maternité, etc.), il existe forcément un taux d’absence qui peut avoisiner les 5 à 10% suivant les périodes de l’année. Autrement dit, pour avoir une présence effective d’1 ATSEM par classe tous les jours de la période scolaire, il faut compter non seulement embaucher des personnes en CDD pour les remplacements de longue durée mais aussi pour les remplacements courts (ce qui inclut aussi le temps de latence pour effectuer des recrutements de CDD), d’un volant de remplaçants pouvant représenter jusqu’à 10% des postes, soit 12 postes.

La municipalité précédente avait fait le choix de faire appel à une entreprise d’insertion pour assurer les remplacements de courte durée. La Maire a décidé d’interrompre ce système, comme elle l’explique au Conseil Municipal. Ce choix est en soit tout à fait compréhensible (il ne s’agit pas de tout critiquer) puisqu’effectivement un personnel plus formé est nécessaire dans ses situations. J’avais moi-même fait un choix relativement similaire pour la gestion des gardiens de gymnase.

Mais la réalité, c’est que ce choix a un coût. Il suppose d’embaucher en fixe une équipe de « volants » supplémentaires pour assurer les remplacements à tout moment. Autrement dit, le problème ne vient pas du choix de ne plus utiliser le remplacement par une entreprise d’insertion mais de ne pas en avoir anticipé les conséquences et surtout le coût de ce choix : il provoque soit la diminution du nombre effectif d’ATSEM par classe soit oblige au recrutement d’un certain nombre de « volants ». C’est évidemment la première solution pour laquelle la Maire a opté, ce qui permet de comprendre la situation dans laquelle se trouvent les écoles.

Il est intéressant de noter que Mme la Maire, toujours emplie de certitudes, critique au cours du Conseil Municipal l’opposition qui n’aurait pas voté le budget à cause de l’augmentation du personnel. Non seulement, ce n’est pas le seul élément qui explique le rejet du budget de la part de l’opposition de gauche mais ce n’est pas la création de 5 postes d’ATSEM qui a provoqué l’augmentation des 3 millions d’euros supplémentaires du budget de personnel mais plutôt l’augmentation du nombre de chargés de mission recrutés pour pallier la mise au placard des chefs de service (voir ep. 2 et budget), ce que l’opposition a dénoncé. La mauvaise foi de Mme la Maire est, comme toujours, édifiant, elle aurait mieux fait de recruter moins de chargés de mission et d’avantage d’ATSEM, cela aurait suscité le soutien de l’opposition.

Voilà pourquoi la situation est à ce point détériorée dans les écoles et, si les recrutements se multiplient en ce moment, pour rattraper le retard, on peut une fois encore, y voir le signe d’une incompétence manifeste à gérer le personnel……d’autant plus que les nombreux CDD d’un mois signés en ce moment ne sont pas prêt de résoudre le problème….

Evidemment, si la maire avait conservé ces directeurs de service au lieu de destabiliser tout le système, ces derniers les auraient peut-être conseillés et évité ce genre d’erreurs de débutant aux conséquences dramatiques pour nos écoles…..

 

Chronique d’un désastre annoncé, épisode 2, la chasse aux sorcières

2ff5« Il n’y aura aucune chasse aux sorcières ». C’est ce qu’avait promis Mme la Maire dans un tract distribué entre les deux tours des élections municipales à l’intention du personnel municipal…. Il s’agissait de rassurer ce personnel qui, inquiet, aurait pu se mobiliser dans l’entre-deux-tours par peur d’une chasse aux sorcières…Non, il n’y aurait aucune chasse aux sorcières si elle gagnait et oui, la gestion du personnel se ferait dans le respect des règles de transparence, de compétence et d’équité.

Presqu’un an et demi après ce tract, quel bilan peut-on faire sur cette question ? Force est de constater que la chasse aux sorcières a bien eu lieu contrairement à la promesse faite.

Pour s’en convaincre, il suffit de faire le bilan sur les responsables de l’administration. Sur les 5 principaux responsables de l’administration, le directeur général des services et ses quatre adjoints, il ne reste plus personne. Deux sont partis à la retraite, ce qui aurait du laisser suffisamment de marges de manœuvre à la nouvel édile pour recruter elle-même mais non…. D’abord les deux directeurs généraux adjoints puis, depuis cet été, le directeur général des services, ont été remerciés. Si la procédure est légal, les directeurs généraux et leurs adjoints sont les seuls à pouvoir être remerciés dans une municipalité, c’est une pratique qui reste relativement rare y compris lorsque’ une municipalité change de camp. Il faut dire que non seulement la procédure coûte cher à l’employeur, mais en plus, il est courant que ces fonctionnaires ayant dû passer des concours nationaux pour obtenir leur grade, s’avèrent tout à fait compétents et neutres, tels que le prévoit leur statut.

Si l’on regarde la situation des chefs de service, cela n’est guère plus brillant. Contrairement aux responsables précédents, leur statut les protège et ils ne peuvent être remerciés. Il faut donc les « mettre aux placards » en leur retirant leur responsabilité et en les doublant. Si l’on regarde les principaux directeurs de service, le bilan est effrayant. Il ne reste en un an quasiment plus personne. Pourtant, là encore, plusieurs directeurs de service sont proches de la retraite, ce qui laissait à l’équipe en place, quelques marges de manœuvre pour effectuer des recrutements. Mais cela ne leur a pas suffi. Ils ont vidé de leur fonction nombre de chefs de service en place. Sur la douzaine de responsables des principaux services, il n’en reste plus que deux avec des responsabilités réelles.

Quand on fait le bilan, ce changement des responsables est effrayant. Même des villes comme Decines ou Meyzieu qui ont basculé de gauche à droite n’ont pas connu un tel « nettoyage ». Il faut dire que les « chasses aux sorcières » ne se pratiquent plus guère même au niveau national et restent globalement marginales. Les nouvelles équipes en place se contentent le plus souvent de deux trois changements.

Il faut dire tout d’abord que la fonction publique territoriale a bien changé ces vingt dernières années. Elle s’est professionnalisée à tous les échelons. Il est devenu quasiment impossible pour un Maire de recruter n’importe qui à la tête de ses services. Il doit prendre un cadre A qui a dû passer un concours national pour le devenir. Le concours est de plus en plus sévère et juge les compétences des individus, y compris leur nécessaire neutralité au regard de la fonction politique. C’est la condition pour avoir des individus compétents qui assurent la qualité et la continuité du service publique.

La « chasse aux sorcières » est depuis considérée comme une pratique scandaleuse d’un autre âge qui en dit plus sur la façon de gouverner d’un Maire que sur la compétence des responsables administratifs qui ont été écartés. Il faut dire que cette pratique a trois conséquences très douloureuses pour une ville.

Tout d’abord, c’est une pratique qui coûte très chère à la ville. Pour les directeurs généraux, elle est juridiquement possible mais elle doit se faire en deux temps. Le premier temps, la première année, la personne peut rester sur place et doit toucher son salaire, avec simplement une prime en moins. Comme il faut faire tourner les services, la Maire recrute et se retrouve donc à devoir payer deux salaires pour une fonction. La deuxième année, si la personne n’a pas trouvé de poste, elle est remise au centre national qui facture ses services en demandant à la municipalité de payer le double du salaire de l’individu, soit en prenant en compte le remplaçant, cela veut dire trois fois le salaire initial. Pour les chefs de service, la mise au placard se traduit généralement là encore par des remplacements qui comptent double. Pas étonnant alors que le budget en personnel de la ville explose, ce qui a commencé à être le cas en 2015.

De plus, c’est une pratique qui installe la peur, le doute et la suspicion dans le personnel. Comment en effet travailler en toute sérénité lorsque l’on a une épée de Damoclès sur la tête. Savoir qu’une maire n’hésite pas à mettre au placard ses responsables de service crée un climat délétère dans une Mairie. Chacun se sent en danger en se demandant s’il n’est pas le prochain sur la liste. Il faut dire qu’en plus, loin d’avoir pratiqué le coup de balai d’un coup, la nouvelle Maire a étalé ses renvois, faisant souvent croire aux uns et aux autres qu’ils resteraient. Plusieurs d’entrés eux expliquent ainsi qu’ils auraient compris leur sanction si la Maire l’avait fait dès son arrivée mais souvent, ils ont cru qu’ils ne seraient pas touchés, avant de s’entendre prononcer leur renvoi. Dernière victime en date, le délégué général des services qui a appris cet été son renvoi alors qu’on lui avait assuré qu’aucune chasse aux sorcières ne serait pratiquée et qu’il n’a pas manqué de compétence.

Enfin, et sans doute la conséquence la plus importante, la déstabilisation du personnel. L’administration municipale comprend 1200 agents. Un système aussi important ne fonctionne que grâce à un système organisationnel élaboré où les directeurs généraux et les responsables de service jouent un rôle majeur. Sachant qu’il faut un à deux ans pour maitriser les dossiers d’un service et se faire respecter de ses collègues lorsqu’on leur donne des directives, sachant que le management du personnel est toujours la tâche la plus délicate, difficile mais aussi la plus importante pour faire tourner une mairie,  il ne faut pas être surpris que couper la plupart des têtes en une année entraine une désorganisation terrible qui a des conséquences en chaîne sur l’ensemble du personnel. L’effet déstabilisateur est en effet exponentiel en coupant toutes les têtes d’un coup, les services se trouvent tous déstabilisés sans qu’aucun endroit ne semble suffisamment stable pour aider les autres à se stabiliser.

La « chasse aux sorcières » a donc bien eu lieu et a entraîné un surcoût élevé et une déstabilisation qui est aujourd’hui très visible et se traduit par de multiples dysfonctionnements que chacun peut voir, à commencer par les nouvelles activités. Comment s’étonner des dysfonctionnements du périscolaire lorsque l’on sait que le directeur général adjoint et le chef de service ne sont plus là pour assurer la continuité du service publique et permettre la motivation des agents à développer un nouveau dispositif ? Comment s’étonner de dysfonctionnement dans des services opérationnels quand on a déstabilisé le système ?

Cette pratique scandaleuse montre non seulement ce que sont les nouvelles pratiques de Mme la Maire mais aussi son incompétence à comprendre l’organisation qu’elle a la lourde charge de gérer….

Chronique d’un désastre annoncé. Ep.1: l’inégalité inacceptable des activités périscolaires

La mise en place des activités péri-scolaires suite à la réforme des rythmes scolaires a constitué la première et principale mesure à laquelle la nouvelle majorité a dû s’attaquer. Bien évidemment, juger la première année de mise en place aurait été peu à propos tant le temps dévolu à l’équipe en place était restreint. C’est donc la deuxième rentrée qui constitue le véritable témoignage de la compétence de l’équipe en place sur un sujet qu’elle a en plus considéré comme une « priorité absolue pour tout le mandat ».

Si nous sommes loin de pouvoir présenter un bilan global, un constat semble s’imposer en cette rentrée: les activités proposées aux enfants du primaire ne sont pas les mêmes si l’on est dans une école du village ou si l’on est dans une école dans un quartier plus populaire.

Pour illustrer notre propos, prenons pour exemple deux écoles de la commune. L’une est sur le quartier de l’Ecoin Thibaude, un quartier populaire de la ville, avec un taux élevé de logements sociaux, plus de 60%. L’autre au village, un quartier où le taux de logements sociaux est beaucoup  plus faible, l’un des plus faibles de la ville.

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Dans la première école,  chaque jour, on trouve une douzaine d’activités, avec une palette très large. On peut ainsi proposer à son enfant de faire du théâtre, de la danse, de l’anglais, du basket, de l’informatique. Chaque jour, le choix est vaste. Et chaque parent peut trouver une activité qui permette à son enfant de découvrir une activité enrichissante.

Dans la seconde, on trouve 4 à 6 activités maximales, soit moitié moins, avec une faible diversité. C’est ainsi que l’on trouve beaucoup de « jeux » (jeux de ballons, jeux collectifs, etc.) qui sont surtout des activités développées dans la cour de récréation et qui sont surtout des « occupations ». Heureusement, il y a des activités « culturelles » mais au cours de la présentation faite aux parents, ces activités culturelles n’étaient en fait rien d’autre que  « des mots croisés » et des « mots fléchés »….Heureusement, il y a du judo, du tennis et l’apprentissage d’une langue, l’arabe. C’est concentré sur 2 jours avec un nombre de places très limité. Quelle différence….

Pourquoi une telle différence ? Une telle différence a-t-elle une justification ? C’est une question que nous avons posée à la référente. La réponse est simple, elle ne trouve pas d’animateurs. Mais alors pourquoi à Grand Clément on trouve des animateurs et pas ailleurs ? Et pourquoi surtout la Mairie n’effectue aucun partage. La réalité, c’est que les référents sont isolés, livrés à eux-même, sans véritable mutualisation et partage….La réalité, c’est que le système n’est pas pensé, organisé, structuré pour s’assurer que l’on puisse proposer des activités d’une même qualité quelque soit son quartier d’appartenance.

La réalité, c’est que si la qualité des propositions dans chaque école dépend de l’expérience, des réseaux et de la qualité du référent, l’inégalité de qualité de l’offre est le résultat d’une incompétence de l’équipe municipale à construire une cohérence et une équité entre les écoles, entre les offres, entre les référents.

Proposer ainsi des activités inégales suivant le quartier, c’est favoriser les stratégies d’évasion scolaire, de départ vers le privé, de trucage des cartes…Car en effet, pourquoi vouloir que son enfant n’ait que peu d’activités et ne pas tout faire pour avoir le droit à une palette large qui favorise son éveil et son émancipation.

Tout au contraire, la fierté d’une municipalité de gauche aurait été de s’assurer de proposer l’excellence dans toutes les écoles de Vaulx en Velin avec un effort encore plus important pour les quartiers où l’échec scolaire est plus important……

Voilà le premier chantier de cette nouvelle équipe, mais aussi son échec…..

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Les nouveaux critères de la politique sportive, la transparence illusoire ou le retour de l’opacité dans les attributions de subvention

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Depuis de nombreux mois, nous attendons avec impatience la mise en place de nouveaux critères pour l’attribution des subventions aux clubs de sport….il faut dire que Madame la Maire annonce, à grand renfort de publicités et de déclarations, qu’elle allait enfin instaurer la transparence dans la politique sportive. Fini les rencontres dans les bureaux, fini les décisions opaques et arbitraires de l’ancienne équipe encore une fois accusée de tous les maux….. Des mois d’annonces grandiloquentes et même une Une de Vaulx le Journal annonçant les ambitions pour le sport….

Cette impatience était d’autant plus grande que le secret était bien gardé. Des réunions de concertation mais pas de chiffres précis, pas de formules explicites…Les clubs étaient écoutés mais pas entendus et surtout, on ne leur présentait ni les formules précises, ni les simulations qui leur permettaient de comprendre. C’est d’ailleurs moi qui ait révélé aux clubs, vendredi dernier, les formules et les montants qu’ils allaient toucher, lorsque je les ai découverts dans le rapport au Conseil Municipal. C’est sans doute cela la concertation de Mme la Maire, à peu près à l’image des Assises du sport, une sorte de parodie de concertation dans laquelle on fait semblant d’écouter les clubs avant de sortir la formule magique sortie de nulle part, enfin d’un cabinet extérieur…loin de la richesse de ce que peuvent produire nos acteurs Vaudais…

Quoi qu’il en soit, nous y voilà donc, après des mois d’attente, les nouveaux critères destinés à établir la transparence sont enfin là…Mais que signifie donc « transparence » pour Mme la Maire….Pour ceux qui veulent connaître sa vision de la transparence et la comparer à la nôtre, c’est bien cela à quoi vous nous avez incité, Mme la Maire à travers vos comparaisons permanentes et vos dénonciations calomnieuses, vont pouvoir comparer sur des faits….

Nous avons là deux systèmes, l’ancien et le nouveau. En apparence, ils ont des points communs. Le premier, l’ancien était composé de 2 catégories et de 13 critères. Le second est composé de 3 catégories et de 14 critères. Jusque-là, pas beaucoup de différences.

Il faut donc y regarder de plus près pour constater les différences essentielles entre les deux systèmes.

Première différence, le manque de transparence….

Dans l’ancien système, tous les éléments de calcul sont donnés pour permettre à chacun, les élus autour de cette table, les clubs qui remettent les dossiers, de calculer eux-mêmes le montant des subventions. Vous avez un montant fixe par adhérent (chacun peut multiplier ce montant par le nombre d’adhérent) et plusieurs critères dits de « remboursement » avec un pourcentage. Par exemple « Déplacements Officiels 75%» veut dire que la Mairie vous rembourse 75% du montant des déplacements officiels. Tout club peut le calculer aisément. Tous les critères sont ainsi et les clubs, une fois rempli leur dossier pendant l’été, savent à l’avance combien ils vont toucher (je passe sur le mensonge du rapport qui déclare que les clubs ne le savaient pas à l’avance).

Dans le nouveau système, si pour la première et la deuxième catégorie, la formule est donnée, préservant la transparence,  elle disparaît pour la troisième. Là, plus de formule, plus de critère…un concept bien vague intitulé « Aide aux projets d’intérêt général » dans lequel personne ne sait ce qu’il y a dedans et surtout, n’étant pas séparée des autres, personne ne peut plus calculer non seulement le montant spécifique de cette aide mais l’ensemble du montant. Le chiffre de subvention non détaillé proposé dans le tableau devient « magique » et peut dépendre du bon vouloir de Mme la Maire, des rencontres dans son bureau. Personne ne sait…La transparence disparaît. Pourtant, j’ai demandé à la commission, la formule complète pour tout calculer, on m’a dit qu’on me l’enverrait…mais là, toujours rien, j’attends toujours…

Deuxième grande différence, liée aux deux premières catégories…l’opacité des formules définies.

Dans le précédent système, les critères étaient lisibles et compréhensibles par tous. Il marquait une volonté d’identifier ce à quoi devait servir l’argent public. La plupart des critères reposent sur une logique de remboursement de dépenses que la ville accepte ou non de prendre en charge. Par exemple, la ville décide de prendre en charge 75% de la formation dans les clubs  pour les inciter à développer une politique de formation mais refuse de rembourser toute rémunération de joueurs, les clubs devant trouver les ressources ailleurs. C’est clair et surtout chaque dépense est ciblée, la ville identifie la dépense qu’elle prend en charge…

Dans le nouveau système, on a le droit à trois formules

La première j’y reviendrai, repose globalement sur une logique de remboursement aussi, puisque l’on prend un montant de dépense auquel on applique un %. Pour la deuxième, cela devient plus problématique. C’est (dans le rapport)

(Nbre de licenciés*Nbre de Rencontre à domicile+Nbre de licenciés*Nbre de rencontre à l’extérieur*2)*coef Associé au Niveau.

Que signifie la deuxième formule ? Pour le comprendre, simplifions-là et faisons des simulations. D’abord, comme vous savez, le nombre de rencontres à domicile et à l’extérieur sont les mêmes, la formule devient :

Nbre de licenciés*1,5 Nbre de rencontres total*Coef (0 à 8)…

Cela donne, en termes d’aides

  • Pour le niveau départemental : 1,5€ /licenciés/Rencontre
  • Pour le niveau régional : 6€ / licenciés/Rencontre
  • Pour le niveau national : 12€ / licenciés/Rencontre

12€ pour se rendre à l’autre bout de la France ? Est-ce sérieux ? Vous mettez fin à l’aide au déplacement avec une formule incompréhensible.

D’abord, premier étonnement pour qui est un peu rigoureux…on n’a aucune somme d’argent dans la formule…c’est donc des coefficients que l’on transforme en monnaie…sans aucun lien avec une réalité monétaire. Pourquoi ces coefficients de 1 à 8 ? Pourquoi 1,5 fois? Dans la précédente formule, on remboursait 75% des déplacements car nous étions contents de voir nos équipes se déplacer à tous les niveaux.  Avec une telle somme ? Que voulez-vous rembourser comme déplacement ? C’est les déplacements de nos équipes qui sont en danger…

Et puis, c’était un remboursement…Concrètement, cela veut dire qu’avec le nouveau système un club qui fait supporter le coût des déplacements à des parents et un club qui prend en charge les coûts de transport reçoivent la même somme de la part de la ville. Cela veut dire que qu’un même club qui a une équipe en interrégional mais se trouve une année dans une poule avec l’Auvergne et une autre où il doit parcourir PACA et la Corse, reçoit la même aide.

Bref, une formule incompréhensible, ne révélant aucune orientation nette… surtout que si l’on comprend bien, les clubs qui ont 15 ou 20 équipes vont devoir appliquer un coefficient différent pour chacune de ses équipes. Un Casse-tête pour les clubs, à n’en pas douter.

Quant à la troisième formule…. Elle est encore plus incompréhensible….Il y a sans doute une erreur non ? L’avez-vous ne serait-ce que relu ? La formule de « L’aide à l’accessibilité est

(nb de compétiteurs de moins de 18 ans + nombre de compétitrices de – 18 ans)* % Vaudais

Une fois encore simplifions la formule car la somme des deux premiers termes est la somme des compétiteurs de -18ans.

Nb de compétiteurs de – 18 ans * % Vaudais

Faisons un bref calcul de simulation avec un club de 200 compétiteurs dont 80% de Vaudais

                                                                  200 *80% = 160€

160€ d’Aide à l’accessibilité ? A quoi sert donc ce critère ? Mais quelle Accessibilité vous voulez faire avec 160€ ? Quelle idée de l’accessibilité avez-vous ?

Troisième différence…. La disparition de certains critères comme la formation et le soutien à la féminisation du sport…

La formation d’abord. Aucune aide à la formation, c’est étonnant… c’est annoncé dans la première catégorie mais présent dans aucune formule.

L’aide à la féminisation, pareil, c’est annoncée, mais aucun résultat….C’est peut-être pour cela que le nombre de compétiteurs était différencié par sexe dans la formule précédente mais comme aucun coefficient n’y ait ajouté, cela s’annule. Je rappelle que ces deux critères étaient présent dans le système précédent. C’est quand même très étonnant pour une réforme des critères de voir disparaître l’aide à la formation et l’incitation à la féminisation.

Quatrième différence, l’aide au salariat plus élevé

C’est la différence la plus compliquée à évaluer. Il faudrait l’appliquer en détails sur les clubs pour se rendre compte. Cette première formule dans laquelle vous intégrez totalement la masse salariale des clubs mais vous retirez la totalité des montants des cotisations. je dois dire, il faut savoir reconnaître que cela peut être une avancée, mais elle est surprenante. Je me demande si vous en avez évalué les conséquences…. …

(Achat de Matériel plafonné à 5000€ + Nombre d’heures des encadrants indemnisés à hauteur de 10 € de l’heure + masse salariale du personnel salarié – les cotisations d’adhérents) * % Vaudais

Faisons une petite simulation….Pour une quinzaine d’enfants payant 90€ de cotisation, un club propose 3 heures d’entraînement par semaine plus 3 heures le week-end pour les matchs. Cela fait environ 6 heures/semaines sur 30 semaines env, soit 180 heures. L’indemnité est de 10€ en moyenne et le double dans le cas d’un salarié en comptant charges sociales et patronales. Le calcul donne si les enfants sont tous vaudais:

Pas de salarié : Nouveau Système: 180h*10€-90€*15=450€ /
Ancien système : 180h*5€-90€*15*15%=697€

Salarié : Nouveau Système 180h*20€-90€*15=2250€/
Ancien système: 180h*20€*19%-90€*15*15%= 481€

Dans les critères précédents, le salariat était pris en compte à 19% pour les niveaux régionaux et de 100% pour l’encadrement technique sous réserve d’un plafond dans le cas du haut niveau.  Vous modifiez ces critères en enlevant toute limite et en augmentant le pourcentage à celui du nombre de Vaudais. Cela signifie que vous avez décidez une très forte incitation à l’embauche de salariés dans les clubs. Pourquoi pas mais pourrez-vous suivre financièrement et ne risquez-vous pas de mettre en danger des clubs si vous ne suivez pas après les avoir incité à embaucher ? Dans la simulation, c’est +300%…

La plupart de club, je le rappelle n’ont pas de salarié. D’abord, il n’est pas évident pour eux de proposer une activité de 35h/semaine pendant toute l’année et puis financièrement, les clubs qui ont embauché se trouvent souvent en difficulté. Le critère de 19% était évidemment insuffisant mais correspondait à notre souhait de ne pas embarquer les clubs dans une embauche qu’ils ne pourraient assumer ensuite…De 19% on passe au pourcentage de Vaudais. Un club qui a 90% de Vaudais a tout intérêt à embaucher mais du coup fera exploser le montant des demandes de subvention. Quand ce montant augmentera de 10 à 20% voire 30%, que ferez vous ?

Enfin dernière différence, le nombre de versements.

Pourquoi avons-nous fait 2 systèmes différents et chacun versé en deux fois ? Pour s’ajuster au mieux à la réalité des clubs et pour un problème budgétaire. Les clubs remplissent leur dossier pendant l’été, à la fin d’une saison et avant d’en démarrer une autre. Les équipes nationales et interrégionales ont des dépenses qu’ils peuvent prévoir d’une année sur l’autre grâce au calendrier fourni l’année précédente par leur fédération. En calculant la subvention sur le budget prévisionnel, le montant s’adapte mieux aux dépenses que les clubs ont à faire. Ce n’est pas le cas pour les équipes départementales et locales qui ne peuvent prévoir pendant l’été leur déplacement à venir, leur nombre d’équipes et pour lesquels on doit s’appuyer sur le bilan pour calculer les subventions.

Pour les équipes locales et départementales, nous faisions un premier versement à la rentrée pour leur permettre de bien démarrer l’année et un autre en avril. Le premier versement était de 50% du montant de l’année précédente. Il faut dire que la Mairie ne peut « ajuster » les subventions en cours d’année civile car elle a déjà voté son enveloppe globale de subvention aux sports dès le mois de février. Le deuxième versement qui donne le reste de la subvention calculé sur le montant fixé en septembre, prend lui sur le budget de l’année suivante et a donc le temps d’être réajusté. Si le montant global des dossiers calculé en septembre est plus élevé que celui du budget fixé, cela permettait d’offrir la souplesse nécessaire pour intégrer les augmentations plutôt que de répartir la pénurie. Autrement dit, en séparant en deux, on évite de baisser les subventions aux clubs après le calcul des montants des subventions.

Dit autrement, sur les 1,2 millions au sport annoncé dans ce rapport, 700 000 sont indiqués comme déjà versés mais en réalité seulement une partie, 112.000€,  a été  versé sur le budget 2015 (dernier conseil), le reste étant versé sur le budget  2014. Il vous reste donc à verser 500.000€ sur 2015.

Evidemment, on aurait pu aligner les dates de versement du budget haut niveau sur celui du niveau régional en suivant la même logique, cela aurait été mieux, pas de doute. Le haut niveau était versé en décembre et en février mais pris sur le budget de l’année civile en cours. Autrement dit, le versement de décembre était une anticipation du budget de l’année suivante (on n’a le droit d’anticiper qu’en décembre). Verser l’ensemble de la subvention en février ou mars après le vote du budget était souvent trop tard pour les clubs qui avait besoin d’aide à ce moment de l’année et la loi interdit de verser plus de 50% de la subvention lorsque l’on anticipe le budget. Quand à verser ce montant en septembre plutôt qu’en décembre, cela suppose prendre sur le budget de l’année précédente et donc d’élaborer une année dit d’ajustement avec un budget de 50% plus élevé dans le sport pour permettre le nouveau chevauchement, ce qui n’était pas possible budgétairement parlant.

Les quatre versements correspondaient donc à des contraintes à la fois des clubs et de la Ville. Peut-on s’en exonérer, oui à condition de mettre en danger les clubs une année…ce qui ne semble pas vous gêner, et c’est bien dommage. Plus simple avec deux versements mais aussi plus problématiques.

Pour conclure, si au lieu de vous appuyer sur une société extérieure, vous aviez utilisé les ressources internes à la ville, que ce soit dans les services, à l’OMS, dans les clubs, si vous aviez laissé bien plus de temps à la concertation, la vraie….Et surtout si vous aviez refusé de mettre en place un système plus opaque….le monde sportif vous en serez aujourd’hui reconnaissant car vous auriez vraiment contribué à son développement alors que là vous allez l’affaiblir, permettre le développement de pratique vraiment opaque, mettre des clubs en danger, clubs qui faisaient un travail pourtant formidable.

La liste est d’ailleurs hallucinante. 11 clubs en danger, c’est vous-même qui les citer. L’ASLRVV qui permet à plus de 400 retraités Vaudais de faire du sport….en danger ? Le Hand féminin en danger qui pourtant permet le développement de la féminisation du sport dans nos quartiers….en danger….Les clubs de Basket et de Hand masculin qui sont particulièrement dynamiques en formant nos nombreux jeunes….en danger….Le club de vélo qui va dans toutes les écoles pour permettre à tous les CM1 de découvrir le vélo…en danger…Et bien d’autres encore…

Pourquoi eux sont-ils en danger ? Quelle est la logique ? Aucun de vos critères ne permet de le comprendre. Vous proposez juste de les accompagner mais c’est une marche funéraire qui se prépare…

Une fois encore, Mme la Maire, vous avez essayé de faire illusion….Comme tout bonne illusionniste, vous avez essayé d’attirer l’attention ailleurs en jetant l’opprobre sur les anciennes pratiques alors même que les clubs reconnaissaient unanimement la transparence du système, pour mieux camoufler des tours de passe-passe qui vous permette de fixer des montants de subvention en grande partie de façon arbitraire….Vous êtes une illusioniste, Mme la Maire, mais les Vaudais apprennent chaque jour un peu plus à mieux cerner et à ne pas se faire berner…

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Voici une comparaison du système de critères. Cela ne concerne évidemment pas la troisième catégorie qui n’a pas de critères. Nous incitons dès à présent les clubs à faire les simulations comparatives.

Ancien Système Nouveau Système
Aide structurelle calculée par adhérent
Compétiteurs -18 ans 30€ 1€
Compétiteurs +18 ans 16€ 0€
Non Compétiteur -18ans 15€ 0€
Non compétiteurs +18 ans 3€ 0€
Remboursement de frais
Achat de matériel (plaf. 5000€) 17% 100%
Frais d’arbitrage 100% 0%
Frais de personnel Hors Haut NiveauFrais de personnel encadrant 17%100% 100%100%
Frais de Moniteur 50% 10€ (standard) eq 100%
Formation 100% 0%
Frais comptabilité obligatoire 100% 0%
Coefficient incitatif
Critère Négatif Cotisation -15% -100%
Coefficient Vaudais 100% si >50% Vaudais75% si 25<50%50% si<25% %Vaudais
Coefficient féminisation 10% si >25% Pas de coef
Coefficient de modération +-10% +-10% (cette année seulement)
Aide au déplacement
Déplacement local 75% Remboursement 0€
Déplacement départemental 75% Remboursement 1,5€ /licenciés/Rencontre
Déplacement Régional 75% Remboursement 6€ / Rencontre
Déplacement Interégional 100% sur la base tarif SNCF 10€/Rencontre
Déplacement National 100% sur la base tarif SNCF 12€ / Rencontre
Nuité pour déplacement of. 12€ 0€
Repas pour déplacem of. 5€ 0€
Aide à des projets Distinct du calcul de la subvention /critère donnant lieu à des conventions spécifiques et des délibérations spécifiques au CM Intégré au calcul général et sans précision. Ne permet plus de retrouver les calculs
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La municipalité divise par deux la subvention du Monde réel, une Association structurelle du Mas du Taureau : Un choix partisan et scandaleux

monde reel

Au dernier Conseil Municipal, la Maire de Vaulx en Velin a annoncé mettre en place une nouvelle procédure transparente et équitable pour définir le montant des subventions, se félicitant avec la modestie qu’on lui connait (!!!),  de rompre avec des pratiques précédentes où les subventions se décidaient « dans le bureau du Maire » selon la nouvelle Maire. Nous allions voir ce que nous allions voir, la municipalité nouvelle est arrivée….

Oui, mais voilà, derrière ces beaux discours enthousiasmants se cachent des réalités et des pratiques bien différentes. Dans le rapport présenté au Conseil Municipal, la Maire propose de voter des montants quasi-identiques pour la plupart des associations, ces fameux montants votés dans le bureau du Maire précédents…..sauf essentiellement une.

Une Association a en effet connu un sort terrible au dernier Conseil Municipal, le Monde Réel. Cette association qui mène des actions importantes sur le Mas du Taureau a vu sa subvention passée de 160.000€ à 80.000€. Pourquoi ? Voilà la question que nous avons posée au Conseil Municipal, pourquoi cette association voit son montant touché et pas les autres ? Pourquoi la subvention voit son montant réduit par deux et non pas de 10, 20 ou 80% ? Selon quel critère ce nouveau montant a été fixé ? Selon quelle logique ?

Au Conseil Municipal, nous n’avons eu aucune réponse. Dans le Progrès, la Maire justifie sa décision en précisant qu’elle la prise « après une rencontre avec les financeurs institutionnels ». Mais si cela dit avec qui elle a pris la décision, cela n’indique nullement pourquoi. A supposer que ce ne sont pas les partenaires qui dictent à Mme la Maire ses choix, on en est réduit à émettre des hypothèses.

Il y a ceux qui pensent qu’il s’agit d’une conséquence logique du rapport d’audit réalisé il y a deux ans sous l’ancienne municipalité (celle qui décidait dans un bureau sans raison !!!) qui pointait plusieurs problèmes importants sur lesquels l’association devait agir. Mais ce rapport d’audit a-t-il été actualisé ? Que savons-nous des efforts fais depuis deux ans par l’Association pour pallier aux difficultés soulevées ? Y a-t-il eu un nouvel audit ? Des réunions de négociations où la ville a posé ses exigences pour justifier du montant de la subvention ont-elles eu lieu ? Pas à notre connaissance.

Que l’on se comprenne bien, ce qui est en cause ce n’est pas que la Municipalité fasse des choix, c’est son rôle et elle a été élue pour cela, mais de savoir selon quelle logique elle les fait et en quoi ces raisons sont ou non contestables. C’est par la mise en évidence des raisons que se construit la transparence des pratiques et que s’ouvre le débat démocratique.  J’ai moi-même eu à commanditer des audits pour les clubs sportifs au moment de chaque demande de subvention exceptionnelle (c’était une règle pour éviter les décisions arbitraires). Lorsque ces rapports arrivent, tout l’enjeu était d’une part de faire partager ses conclusions avec le club, à partir de discussions, puis de construire ensemble un plan d’actions au regard des problèmes évoqués et un plan de redressement de la situation financière qui préserve les actions importantes. Ce plan négocié sur 6 mois a ensuite fait l’objet d’un suivi jusqu’à ce que la situation soit assainie. Cela s’appelle une gestion saine et transparente de l’argent public. Il m’est même arrivé de réduire fortement une subvention à une association mais dans le cadre de la signature d’une convention négociée pendant de nombreux mois où la ville a précisé les actions qu’elle comptait soutenir et celles qu’elle ne comptait pas soutenir.

Ici, pas de nouvel audit. Pas de longues réunions de discussion pour fixer les attentes de la ville. Pas de préparation à l’annonce pour mesurer avec l’association les conséquences et anticiper la situation provoquée. L’annonce n’a d’ailleurs pas fait l’objet d’une réunion avec les intéressés pour discuter avec eux les choix qu’il devait faire en termes d’actions. En effet, diviser par deux une subvention, cela veut dire renvoyer la moitié du personnel, diviser par deux les actions….Mais lesquelles ? Rien…

La question n’est pas de savoir si le Monde Réel doit faire des efforts au regard de l’audit réalisé, c’est évident qu’il doit en faire et qu’il en a sans doute déjà fait, mais de savoir quelle est la ligne fixée par la municipalité pour diviser par deux la subvention, pourquoi par deux et si cette ligne s’applique à cette seule association ou à toutes les associations.  Lorsque l’on lit le rapport présenté au Conseil Municipal, il ne fait aucun doute que c’est la seule association touchée par une telle réduction. Pourquoi elle ? Pourquoi pas d’autres ? Pourquoi la Maire n’a pas répondu à cette question au Conseil ? Un choix effectué sur une association et pas sur les autres, cela s’appelle un choix arbitraire.

Ce choix arbitraire serait-il partisan ? Pour répondre à cette question, il faut revenir à la première subvention exceptionnelle accordée par la nouvelle municipalité. Cette subvention exceptionnelle, loin de la transparence annoncée, n’a fait l’objet d’aucune convention, d’aucun audit et pis encore, son montant a été dissimulé dans un budget global pour passer inaperçu (malheureusement découvert !!!)…Et lorsque l’on a demandé des comptes, un audit, une convention, nous n’en n’avons pas eu. Il est vrai que cette association avait déjà bénéficié des largesses de Mme la député qui leur avait octroyé une aide financière issue de son enveloppe de député…Ce fut alors la seule association sportive avoir le droit à cette aide….Pourquoi elle ? Aucune raison particulière, il y a plus de 45 associations sportives dans la ville. Les mauvaises langues évoquent qu’on y trouve de nombreux supporters de la sa campagne pour devenir Maire, c’est de notoriété publique….curieux….De même, tout le monde se souvient qu’au précédent mandat, l’association dont la député a défendu le plus les intérêts est celle dirigée par des proches du Maire….curieux encore….Pourtant à l’époque l’ancien Maire n’avait pas remis en cause sa subvention.

Ce choix partisan pour aider des associations proches s’appliquerait-il à l’inverse en sanctionnant des associations lointaines ? Il est vrai que le Monde Réel a dans ses rangs des partisans de l’ancien Maire et se retrouve la seule association à voir ses financements divisés par deux. Une association proche du Maire aidée et une association éloignée sanctionnée….Il y a de quoi avoir de sérieux doute sur la transparence et l’équité que Mme la Maire revendique….On peut même dire qu’elle s’est fait une spécialité, on l’a vu sur le dossier du plan de lutte contre le racisme, d’en faire deux fois plus en déclaration sur certains dossiers pour camoufler ses propres pratiques non comme une forme d’apprentissage de ses erreurs, elle ne renie jamais ses fautes, mais comme un moyen de les camoufler….

En attendant, une association est en danger, ses actions sont mises en péril et ses employés vont être licenciés….Mme la Maire a beau dire que « nous ne laisserons pas les salariés sans solution », comment va-t-elle faire face au licenciement économique qu’elle a elle-même provoqué ? Payer les coûts du licenciement qui risque de conduire l’Association au dépôt de bilan ? Reprendre les employés dans une nouvelle association qui cette fois-ci sera bien aux ordres de la nouvelle municipalité ? Curieux de provoquer les licenciements et faire ensuite semblant de s’intéresser au devenir des salariés….Pour une Municipalité de gauche, il y a de quoi s’inquiéter pour les associations qui oseront exprimer un point de vue différent….

hotel nord 3

Les 7 erreurs du budget 2015 de Vaulx en Velin

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Mon intervention au débat budgétaire, Conseil Municipal du 20 mars 2015..

« Après le débat d’orientation budgétaire, où nous avons cherché désespérément les orientations de Mme la Maire sans les trouver, nous voici donc devant l’exercice de l’application de ces orientations introuvables dans un budget annuel….

Votre premier véritable budget, Mme la Maire, le budget que nous attendions, celui qui va enfin nous permettre de savoir ce que vous apportez à cette ville, ce que votre cumul que vous avez vanté comme un instrument formidable pour faire avancer les recettes apporte réellement aux Vaudais et votre capacité à construire un budget à la fois maitrisé, mais aussi dynamique et qui tourne notre ville vers son avenir.

Et bien, après tant d’effets d’annonces, quelle déception à la lecture de ce budget….

Ce budget n’a pas de souffle et pas de couleur, et ce n’est pas qu’une remarque sur la forme, un budget sans perspective, sans nouveauté et qui comprend 7 erreurs manifestes, qui sont autant de signes particulièrement inquiétants pour les Vaudais…..

Avant d’aborder les 7 erreurs, partons d’un constat, constat qui n’est pas de votre fait.

Le  constat, est que, pour la première fois depuis très longtemps, l’augmentation de notre budget de fonctionnement est quasi-nulle.

Sur les recettes, notre ville subit de plein fouet, comme toutes les villes, la baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement de l’Etat qui grosso modo se traduit pour la ville par une perte sèche de 1,3 Million d’euros auquel s’ajoute la diminution de de 200.000€ de la compensation de la TP (les 10,14% annoncés).

C’est donc une perte sèche de 1,5 Millions d’euros de baisse pour la ville heureusement compensée pour nous par la hausse de la Dotation de Solidarité Urbaine de 1,5 Millions supplémentaires. On peut qualifier cela d’opération nulle pour les recettes de fonctionnement.

A côté de cela, nous avons pour principale augmentation le montant des recettes des impôts, qui augmente de 3%, soit environ 750.000€, augmentation essentiellement dû à la dynamique urbaine qu’il y avait jusqu’à présent sur la ville et qui traduit l’augmentation de population, la densification urbaine que vous avez critiquée et le montant de compensation de participation de l’Etat pour 600.000€ pour le péri-scolaire mais qui sont là pour financer des dépenses supplémentaires.

Mais il y a d’autres pertes et des opérations tiroirs qui rendent difficiles du coup la lecture du budget.

En réalité, la section de fonctionnement qui augmente de 2,54%, soit 1,9 millions d’euros supplémentaires, budget, comme vous le dites, «  gonflé artificiellement » par les 1,3 Millions du PAE et les 430.000€ de provision pour gros travaux, soit 1,7 Millions de gonflage artificielle, et diminué artificiellement par les systèmes de budget annexe, pour environ 500.000€, il reste donc 700.000€ effectif de plus dans le budget de fonctionnement, finalement, ces fameux 700.000€ qui correspondent essentiellement à l’augmentation de la population.

C’est donc cela les recettes supplémentaires aujourd’hui de la ville, 700.000 euros, soit moins d’1%…ce qui met le budget sous contrainte forte, et permet de souligner au passage que même si certains avaient pu croire que le cumul des mandats aurait un quelconque effet sur nos recettes, personnellement je ne l’ai jamais cru, voici donc le point où nous en sommes en fonctionnement.

Face à un tel constat, celui d’une faible augmentation des recettes, vous faites 7 erreurs. 7 erreurs que nous nous devons de détailler pour les Vaudais.

La première, c’est que face à un tel constat, au lieu d’assurer la maîtrise des dépenses, vous laisser filer les dépenses de personnel. + 3 millions d’euro. Nous passons de 41 à 44 millions d’euros de dépenses de personnel, de 55 à 57% du totale du budget de fonctionnement. Une augmentation de 7%, un record historique.

En soit, les dépenses de personnel ne sont pas mauvaises par nature, en tout cas lorsque l’on est de gauche, mais leur augmentation ne peut avoir lieu que si elle est véritablement justifiée par la mise en place d’un service public utile et supplémentaire.

Or, qu’avez-vous ajouté comme service, le périscolaire et quelques policiers municipaux, ce qui doit représenter 30 à 40% des 3 millions et le périscolaire est compensé pour parti…. Mais où est le reste de ces dépenses ? En commission, on m’a parlé vaguement d’une réforme des cadres, soit, cela peut faire 50%….mais où est le reste ?

Tout le monde le sait, en réalité… Il paraît que vous avez recruté à tour de bras des chargés de mission, doublant des postes à plusieurs niveaux, finançant des mises au placard et des réseaux à satisfaire, mettant au placard des anciens cadres….

Tout le monde sait qu’après les élections, les maires parfois se lâchent sur les dépenses de personnel pour satisfaire des promesses… mais là 3 millions quand les recettes n’augmentent quasiment pas….

Et en plus, un personnel qui, loin d’être heureux d’une telle hausse, ne cesse d’exprimer son mécontentement, manifeste et annonce une grève. Est-ce cela les « dépenses maîtrisés » ?

Deuxième erreur, pour compenser cette hausse délirante du coût du personnel, vous réduisez les budgets d’entretien des bâtiments et espaces communaux. C’est donc 1 million de moins sur les charges générales. Certes vous bénéficiez des chutes du prix de l’énergie mais loin d’être suffisante, vous décidez de mettre en place une chute conséquente du budget de maintenance une baisse des budgets d’entretien des terrains, des réparations des bâtiments.

L’entretien d’une ville est essentiel. Ce sont des budgets faciles à couper, on répare moins, on entretient moins, ni vu ni connu. Mais, nous le savons tous, un patrimoine qui n’est pas entretenu, des réparations qui ne sont pas faites, c’est des dégradations réelles et parfois irréversibles. C’est des dépenses d’investissement qui exploseront dans quelques années.

Troisième erreur, la chute et la mauvaise gestion du budget « subvention aux associations ». Alors que vous annonciez le mois dernier au débat d’orientation budgétaire, le maintien des subventions aux associations, la ligne 6574 chute de 250.000€, cela représente  5% de chute alors même que le budget général de fonctionnement lui ne baisse pas mais augmente un peu.

Mais ce n’est pas tout, à cette baisse s’ajoute la gestion des subventions à l’emporte-pièce, multipliant les effets d’annonce, déstabilisant les associations et les clubs sportifs, assombrissant les pratiques.

Rappelons d’abord que tous les ans, nous votons normalement en annexe, la liste des subventions précises aux associations. Ou est-elle ? Je l’ai cherché, je ne l’ai pas trouvé. Comment se répartissent les 5 millions d’euros aux associations ? Quand les associations et les clubs sportifs vont-ils savoir de combien ils disposent pour vivre ?

L’année scolaire a déjà commencé….Ils ont déjà engagé des dépenses, ils ont des emplois, ils agissent pour nos enfants et vous, vous arrivez devant les clubs sportifs en leur disant le 15 mars, on va changer les critères et vous verrez bien à quelle sauce vous serez mangé pour 2015…Est-ce de l’irresponsabilité ou de l’amateurisme ?

Quelle méconnaissance de la vie de nos associations…

Je rappelle pour information que les critères qui permettent de définir avec transparence les subventions aux clubs sportifs et qui ont été réformés il y a deux ans….

1) On a travaillé pendant près d’un an dessus…on a pris le temps et ce jusqu’à ce que l’on puisse annoncer à l’avance les changements, ce qu’ils impliquent. Jusque-là, on a maintenu les budgets

2) On a travaillé avec l’OMS et les présidents de clubs. On n’a pas fait cela dans notre coin. Cela s’appelle une démarche participative. Il parait que vous connaissez le mot mais manifestement vous avez oublié sa signification…

Aujourd’hui tous les clubs sont en colère. Vous avez fait des Etats Généraux du sport qui ont transformé les clubs en spectateurs et non en acteurs des politiques sportives, et vous continuez en annonçant une réforme des critères aux clubs le 15 mars sans présenter la moindre démarche participative.

Savez-vous que, pour stabiliser les clubs, nous avions organisé une subvention sur l’année sportive et non sur l’année civile ? Savez-vous que pour éviter les à-coup même en changeant les critères, nous avions mis un critère modération de 10% qui permet à un club d’avoir une idée approximative de son budget d’une année sur l’autre et de ne pas mettre en danger les activités qu’ils proposent pour nos enfants?

Vous déstabilisez le monde sportif comme vous déstabilisez le monde associatif alors qu’ils rendent tant de service aux Vaudais…On peut réformer, c’est votre droit, mais avec intelligence et participation…Sinon il ne restera plus rien…

La quatrième erreur, c’est d’avoir expliqué à tout le monde  que vous alliez faire des économies sur les dépenses d’élus alors même que le budget indemnité d’élu augmente pour la deuxième fois de suite de 40.000….Autrement dit, les économies sur les voitures, que personnellement j’approuve, ont été dissipé par les augmentations conséquentes en indemnité…. Et nous savons que ce n’est pas finit puisqu’en 2017, il faudra ajouter encore 60.000 €. Autrement dit, baisse des subventions et hausse des indemnités, quel drôle de message vous envoyez.

La cinquième erreur est l’absence de véritable autofinancement, ce sont les marges dégagées sur le budget de fonctionnement pour investir.

L’autofinancement nets, c’est l’autofinancement, 6 millions moins le remboursement de la dette, 4 millions… cela donne 2 millions…2 millions, c’est peu. C’est moins que ce qui a été fait à plusieurs reprises au cours du mandat précédent. Certes, cela s’explique par les faibles augmentations des recettes mais aussi par les augmentations excessives du budget de fonctionnement.

Un bon budget, un budget bien maitrisé se juge toujours au niveau d’autofinancement… sachant que le niveau d’emprunt est sensiblement le même, que les mandats précédents, on arrive à 17 millions de budget d’investissement, hors remboursement. C’est en deçà de ce qu’il faudrait pour assurer le développement de la ville.

La 6e erreur, c’est la façon dont vous avez dépensé cet argent en investissement.

Si j’avais à résumer vos choix, c’est des préfabriqués, un immeuble sans intérêt pour les Vaudais payés plus d’1 million et 10 millions de subvention perdus pour le centre aquatique.

C’est un peu court, non , pour construire une dynamique à Vaulx ? Le reste des dépenses sont pour l’essentiel les dépenses de fin de travaux lancés sous le mandat précédent : Wallon, grandclement, Croizat, Chat perché sont en fin de parcours…. Bien sûr, Owens à réparer… mais après ????…

La 7e erreur, c’est l’absence d’investissement ailleurs….Rien… rien en sport, rien en culture, rien pour les associations…. Rien…. Aucun investissement….Certes, vous allez me dire que vous avez tous mis sur l’éducation.

Ah ? Mais vous avez mis 1 million pour l’Hotel du Nord…qui n’a rien d’éducation…vous auriez pu tout autant mettre ces 1 millions sur le sport, pourquoi pas une piste d’athlétisme par exemple, tant demandée, pour 200.000€ ou bien encore un projet sur les terrains de tennis à côté de Jean Gelet qui deviennent une friche problématique qui servent à nos enfants. Ou un projet culturel…. Ou la réparation de Jean Gelet avant que n’arrive un gros pépins ? Non rien….

Je sais bien vous allez me dire… ah si vous aviez plus anticipé sur l’éducation….c’est intéressant ces arguments répétés inlassablement sur le manque d’anticipation, j’ai discuté avec des principaux de collège et il se plaignent tous du manque d’anticipation de la Conseillère Générale qui n’a pas prévu, au moment de mettre en place les travaux de rénovation des collèges  il y a 4 ans, l’augmentation des effectifs qui allait venir, qui était pourtant annoncé et qui du coup fait que nos collèges se retrouve aujourd’hui dans une situation très problématique dans 1 ou 2 ans mais peut-être que la métropole, va aussi faire des préfabriqués d’urgence….

Bref, si vous êtes pour beaucoup encore dans les projets précédents, heureusement vous n’avez pas tout annulé, vous êtes loin d’avoir construit un budget utile pour les Vaudais

Ce budget, c’est d’abord 7 erreurs, 7 erreurs manifestes…. Explosion des dépenses de personnel, diminution drastique des dépenses d’entretien, la chute du budget des associations, la faiblesse de l’autofinancement, le gâchis de l’Hotel du Nord et du centre aquatique, absence de nouveau projet….

Mme la Maire, vous avez dit dans vos vœux qui resteront un moment malencontreusement mémorable pour les vaudais qui y ont assisté, qu’il fallait pardonner les erreurs de jeunesse de la première année. C’est vrai, mais c’est vrai pour la première année, vous n’allez pas nous le faire aussi pour la deuxième et la troisième année….alors Mme la Maire, ressaisissez-vous, il est temps d’investir pour l’avenir de cette ville, temps de mettre en place des projets ambitieux, temps de construire un budget maîtrisé et ambitieux à la fois…Les Vaudais vous attendent, les Vaudais l’attendent….Et en attendant, nous ne voterons pas ce budget