Premier débat d’orientation budgétaire : Mais où sont vos orientations Mme la Maire ?

Mon intervention au Conseil Municipal du 13 Février 2015

Nous entamons la discussion aujourd’hui pour le premier débat d’orientation budgétaire (DOB) de la nouvelle députée-Maire et de son équipe. Le DOB est un moment important, essentiel même puisqu’il permet non seulement de faire un point général sur la situation financière de la ville mais il est surtout là pour établir les grands axes, les grandes orientations, les grandes priorités que se fixent la municipalité pour cette nouvelle année et, plus largement pour les années à venir car un budget n’engage jamais une seule année.

C’est donc un premier moment de vérité essentielle, premier car il doit aussi se traduire dans le deuxième acte, des lignes budgétaires précises qui nous seront présentées au mois prochain.

Ce moment de vérité, nous l’attendions avec impatience afin d’abord de mieux comprendre ce qui marque la nouveauté, le tournant de votre orientation politique, Mme la Maire, mais aussi ce qui s’inscrit dans la continuité, la poursuite car on ne peut ni faire table rase de tout le passé, ni continuer comme si rien ne s’était passé. C’est donc avec ce double regard, celui de la rupture et de la continuité, que nous avons lu le document que vous nous avez envoyé.  Un regard qui ne doit pas critiquer absolument toutes les ruptures et applaudir à toutes les continuités, certains changements sont utiles et méritent d’être examinés, mais un regard qui ne sera pas non plus complaisant avec les changements qui posent problèmes, ceux qui expriment un retour en arrière.

Tout d’abord, je dois dire, commençons par une rupture positive, que le document de 32 pages que nous avons reçu est appréciable sur sa forme. Il donne de très nombreuses indications, comparaisons, tableaux, on y trouve des couleurs, des cartes, des photos. On peut donc de ce point de vue féliciter l’adjoint aux finances et les services qui ont produit un tel document.

Une fois l’effet positif de la forme passé, on doit bien sûr s’interroger sur le fond du document. Sur le fond, un texte d’orientation budgétaire étant d’abord là pour fixer les grandes orientations de la ville, on part en quête de ces orientations, point le plus intéressant du débat.

On commence donc par lire le préambule. C’est dans une introduction ou dans un préambule que l’on trouve généralement les orientations. On lit donc une première fois ce préambule dans lequel on trouve beaucoup de phrases qui ressemblent à un tract de campagne, qui parlent beaucoup de l’ancienne équipe, qui mobilisent de grands principes comme « le choix de la vérité budgétaire » ou bien encore « en finir avec « le choix d’en finir avec l’impéritie de l’équipe précédente ». C’est très grandiloquent et surtout très communiquant, on s’attend à lire un développement argumenté de ses grandes envolées mais malheureusement cela reste un peu creux et même assez vide. Mais bon, si cela peut rassurer ceux qui font ses annonces, on leur laisse pour chercher toujours les orientations, sujets de notre débat.

Et là, dans le préambule, rien. Si, pardon, une phrase qui dit que « notre politique consiste à dégager des capacités d’investissements conséquentes tout en maîtrisant les dépenses et l’endettement ». Je pense que cette phrase a du être utilisée à peu près dans tous les Conseils Municipaux de France et de Navarre, elle ne mange pas pain et s’applique à toutes les situations.

Bref, rien de précis ou de spécifique…Mais qu’à cela ne tienne, nous avons sans doute été présomptueux de considérer que le préambule contenait ces orientations. Après tout, ils sont très certainement dans le corps du texte.

Nous commençons donc une lecture attentive du texte en balayant les pages sur le contexte national, sur lequel nous ne nous arrêterons pas pour arriver à la partie « Evolutions Budgétaires ». Certes, il n’y a pas de raison d’y trouver ce que nous y cherchons, les orientations. Après tout, ce ne sont que les « évolutions » mais bon cela n’empêche pas évidemment d’avoir un regard sur ce qu’est la situation de la commune. On y trouve ainsi une série de tableaux reprenant les dépenses et recettes de 2008 à 2014. On y retrouve, pour ceux qui connaissent le budget, des éléments relativement classiques et connus sur la dette qui rappellent que notre ville a un taux d’endettement « raisonnablement » élevé situé en deçà des 15 ans, durée que les analystes financiers considèrent comme problématique, (et si les analystes financiers le disent !!). Notre ville est donc à moins de 10 ans, et, malgré le fait que la ville a, pour assurer son développement, beaucoup investit,  près de 70 millions d’euros sur le mandat précédent en reprenant le chiffre, soit bien davantage que sur le mandat d’avant.

Evidemment, on peut toujours passer beaucoup de temps à discuter du bilan du mandat précédent, on voit bien les petits pics par ci par là qui se transforment parfois en grosses ficelles, c’est de bonnes guerres à une condition, que cela ne serve pas d’excuse pour camoufler vos choix et vos orientations, car depuis 10 mois, c’est Mme Geoffroy qui est au commande et comptable de notre avenir commun.

On arrive donc enfin à la partie tant attendu intitulé « Orientation budgétaires ». Nous allions enfin pouvoir trouver comment l’équipe municipale définit les enjeux pour notre ville, non seulement pour l’année à venir mais aussi pour les années futurs, comment elle imagine notre ville dans 10 ans, ses grandes évolutions, ses grandes défis. Les défis qui sont devant nous sont de taille et il n’y a aucun doute que Vaulx en Velin est à tournant. Notre ville avait commencé à sortir de la période terrible qu’elle a connu dans les années 1990, où la population diminuait chaque année, où les logements vides ne cessaient d’augmenter, où les voitures brûlées et les rodéos étaient un quotidien de trop nombreux vaudais, où les écoles perdaient toute forme de mixité… elle a commencé à en sortir au milieu des années 2000 alors que la courbe des départs s’est inversée, que des habitants sont venus ou revenus et que s’y sont intéressés des promoteurs, que des activités ont réémergées, que l’image de la ville a commencé à changer. Car ne nous y trompons pas, quand cela va mal, les gens fuient, ils nous l’ont assez prouvé.

Certes, personne ne peut croire que l’on en est sorti,  le chemin est fragile, toujours très fragile. Et si nous sommes passées à côté des émeutes de 2005, signe que les choses avaient changé alors les banlieues françaises s’enflammaient, nous continuons à avoir une ville d’une grande fragilité, ne nous y trompons pas, avec des habitants en grandes difficulté, en grande souffrance trop souvent.

Continuer à s’en sortir, cela suppose d’avoir une vraie vision de ce que nous voulons pour notre ville et ses habitants, ce que nous voulons faire pour chacun de nos quartiers, la vision de la ville que nous portons. C’est donc d’abord une vision d’ensemble, une vision qui fasse sens. Une vision d’autant plus importante que la dynamique du projet qu’ont bâtie ensemble socialistes et communistes dans les années 1990 et qui est passée par la reconstitution d’un véritable centre-ville pour ensuite irriguées les quartiers est non seulement fragile mais en danger, comme on vient de le voir avec le départ de ces différentes vitrines du centre ville qui quittent la ville aujourd’hui.

C’est cela les orientations que l’on cherche dans ce document, c’est cela les réponses que nous voulons. Quelles sens allez vous donner à vos actions pour construire la ville de demain ?

Et que découvre-t-on ? D’abord un camembert de dépenses….Un camembert budgétaire qui donne la répartition des dépenses de fonctionnement. Cela s’appelle le budget, c’est le tableau que vous aurez à nous présenter la prochaine fois, ce n’est pas les orientations budgétaires.

On lit ensuite le texte, 8 lignes pour les dépenses de fonctionnement mais aucune orientation. Rien.

On lit ensuite la section « dépenses d’investissement », et là un petit texte commence et rappelle l’ « éducation » comme priorité mais ne dit à nouveau rien de plus. On se dit qu’enfin, ce terme répété à n’en plus finir va prendre sens. On va enfin savoir ce que veut dire mettre en priorité l’éducation. Mais là rien non plus….

Décidément…

On tourne donc la page avide de trouver enfin le graal des orientations générales…Et là, on trouve 2 pages entières consacrées à l’éducation.

L’éducation est vitale, nous le savons tous. Elle est une priorité absolue, nous partageons ensemble cet enjeu…

Mais que proposez vous concrètement pour lutter contre l’échec scolaire, éviter que certains destins se nouent dès la primaire, éviter que des incidents se multiplient dans des collèges, que la spirale de l’échec s’entretienne non seulement par le départ des familles qui en ont les moyens vers le privé, voire pour les plus fortunés, de changer de lieu de résidence.

Vous déclinez en 2 types d’action votre priorité sur l’éducation. Le bâti et le numérique. Le bâti, lorsque je lis votre programme il me convient bien mais sincèrement je ne vois pas la différence avec le précédent. Car en éducation, qui a-t-il de nouveau dans vos orientations ? Les deux nouvelles écoles Beauverie et Cartaillac ? Déjà prévues par l’ancienne équipe et tant mieux que vous les continuez.

Un nouveau choix de terrain ? Une structure pour faciliter l’innovation pédagogique ? Non rien ….J’entends déjà l’argument de Mme la Maire, toujours prête à polémiquer, « les deux écoles, c’était prévu mais pas lancé »…Oui, c’est vrai c’était prévu pour 2018 et vous allez le faire…. en 2018…Les algécos étaient envisagés pour 2016 et vous allez les faire…. en 2016…Bref rien de neuf…rien de plus…Evidemment, on peut passer son temps, comme dans les cours de recréation pour savoir si, à votre place nous l’aurions fait « pour de vrai », mais le débat politique mérite un peu plus que cela.

La vraie question c’est: quoi de neuf ? Quoi de plus ? Quoi de différent ?

Ah si j’oubliais,  en moins, le centre aquatique…Ça y est nous apprenons enfin où vont partir les 10 millions d’euros prévus pour le centre aquatique, après avoir fait une croix sur les 2,5 millions déjà investit et définitivement jetée par la fenêtre. Ils vont être reconvertis sur le projet de l’école Beauverie…Alors là je dis bravo.  Vous les mettez dans l’éducation. Mais où vont les 10 millions prévus par les partenaires sur le projet Beauverie ? Le seul problème, c’est que les partenaires avaient déjà donné leur accord pour l’école Beauverie en 2017 ou 2018. Conclusion, telle le jeu de Bonto, vous nous revendez les 10 millions à l’école qui de toute façon aurait été obtenus. Je l’ai encore vérifié il y a peu dans une discussion avec des partenaires…La vérité, puisqu’il faut dire la vérité, c’est que l’argent n’était pas reportable, et que vous l’avez bel et bien perdu…10 millions…Quand je pense à ce Ministre des sports qui est venu venter l’importance éducatif des piscines….Ce qui est au fond de l’eau, ce sont les millions qui étaient prévus…

Mais revenons à ces deux pages sur l’éducation. Vous faites de l’éducation un enjeu. Croyez-vous sincèrement que le bâti et la tablette numérique vont résoudre les enjeux qui sont de taille aujourd’hui pour lutter contre l’échec scolaire. Vous avez beau avoir refait tout en neuf le collège Aimé Césaire, ils se mettent en grève aujourd’hui face à la montée de la violence. Le bâti, c’est bien, mais ce n’est pas à la hauteur des défis qui sont devant nous en matière d’éducation. Comprenons nous bien, je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, je dis qu’il faut être bien plus ambitieux avec de « vraies orientations »…

Parlons humain notamment. du personnel par exemple, car disons le clairement une des grandes qualités de nos école maternelles et primaires, c’est la qualité des équipes pédagogiques, leur motivation mais aussi, car tout est lié, le support humain qu’ils ont avec les ATSEM. Je me souviens d’un instit me disant : « Vaulx en Velin est demandée dans l’académie, c’est pour cela que vous attirez des enseignants de qualité et si elle est appréciée, c’est parce que Vaulx à une politique de support extraordinaire. »

Le bâti, c’est bien, mais cela ne fait pas une politique ambitieuse d’éducation. Ce sont d’abord des humains qui apprennent à lire à nos enfants, pas des murs ou des tablettes….

Mais là rien…

Et puis, la réussite à l’école, nous le savons, passe aussi par un minimum de diversité et de mixité dans les classes. Or, cette diversité est liée à la politique de l’habitat. Les gens qui en ont les moyens choisissent leurs lieu de vie en fonction de la carte scolaire. Dans quel collège ira mon enfant, car plus que l’école primaire, c’est les collèges qui préoccupent les parents et là aussi vous avez beaucoup agit sur le bâti mais cela ne suffit pas…on voit ce qui se passe dans les collèges où vous avez agit…

Tout est lié, les orientations budgétaires, c’est ce qui lie l’ensemble… et tout n’est pas seulement un catalogue comme ces 13 pages énumérant 16 priorités. 2 pages sur 13 sur la priorité principale, c’est un début mais dans ce catalogue qui ressemble plus à un programme électoral, toujours pas d’orientations budgétaires regroupées dans un même chapeau permettant de saisir cette vision de la ville que vous voulez développer. Chacun peut faire son marché mais à part l’éducation, affichée comme priorité, on ne voit pas comment tout cela se lie. Quel est le sens de votre action ? Quelle est votre  vision de l’avenir au sens large de nos quartiers ? du Mas du Teaurau ? Du village ? de l’Ecoin ? Du Pont des Planches ? De la Grappinière ? Du Sud ? Quelles orientations pour leur développement et leur maillage.

Et puis le document se finit sans d’abord une parti « recettes 2015 ». Là j’avoue que réside ma surprise. C’est pourtant une question cruciale. On nous annonce la transparence, on nous annonce les chiffres véritables et rien sur la baisse de la DGF et sur la DSU au niveau local. C’est quand même là un point qui pose problème. Pour être de bons gestionnaires, il faut des recettes et des dépenses non ?

Bref, vous l’avez bien compris, ce que nous attendons aujourd’hui de vous, car c’est vous qui gouvernez cette ville et que l’on ne s’y trompe pas, au-delà de nos querelles politiciennes, personne n’a intérêt à ce que vous vous plantiez car personne n’a intérêt à retrouver le Vaulx en Velin des années 1990/95, celui de la fuite des habitants.

Il va falloir faire beaucoup mieux, beaucoup plus ambitieux, Mme la Maire, beaucoup mieux qu’un simple Budget, nous voulons des Orientations globales qui marquent votre vision de l’avenir ? Tel la BD « Ou est Charlie ? », ce qui me donne l’occasion d’un Petit clin d’œil à Charlie, je n’ai pas trouvé dans le document ce que je cherchais dans ce dédales de ligne, elles étaient sans doute trop petites, trop cachées…Les Vaudais attendent mieux que cela. Ils attendent de véritables perspectives pour leur avenir.

A télécharger: les dossiers du Conseil Municipal : Dossier du CM du 12-05-15b

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Le Conseil Municipal du 18 décembre…..1 million gaspillé pour acheter l’Hotel du Nord

Le Conseil Municipal du 18 décembre marque un tournant intéressant avec les premiers dossiers de l’équipe municipale en place. Jusqu’à présent, ce qui n’est pas en soit surprenant, les dossiers étaient en rapport uniquement avec ceux de l’équipe précédente, soient pour les prolonger, comme les projets d’école, soient pour les annuler comme pour le Centre Aquatique. Pour l’instant, à part les dispositifs mis en place pour les conseils de quartiers, rien de neuf. Nous attendions donc avec impatience les premiers signes de véritables nouveautés, des signes montrant que cette équipe a une idée précise de ce qu’elle veut faire de notre ville . Et c’est ce que l’on commence à voire apparaître à travers ce Conseil de Décembre, 8 mois après la prise de fonction de la nouvelle équipe et ce n’est pas sans révéler quelques mauvaises surprises.

hotel nord 2ot

La plus effarante innovation est très certainement le choix de l’équipe municipale de dépenser 1 Million d’Euros pour le rachat de l’Hotel du Nord alors même que Mme la Maire avait « tué » le centre aquatique sur le thème « aucune autre dépense que les écoles ». Ce conseil est donc à la fois celui de l’annulation des 2,2 millions du Centre Aquatique mais en même temps l’achat pour 1 million d’euros de l’Hotel du Nord. Drôle de transfert qui prouve que l’argument était fallacieux…

Pour ceux qui ne connaissent pas l’Hotel du Nord, rappelons qu’il s’agit là d’un bâtiment désuet et sans grand intérêt (la photo est parlante). Le Progrès écrivait à son sujet « Parler de « patrimoine historique », n’est-ce pas abusif ? Si l’Hôtel du Nord a effectivement servi de relais de diligence au XIX e siècle puis d’arrêt de tramway, c’est aujourd’hui un vieil immeuble sans caractère, et ses façades défraîchies ne gardent nulle trace de son passé. »  En 2010, un investisseur se propose de transformer l’hôtel en logements basses consommations, un projet de qualité qui ne coûtait rien à la ville. Oui, mais c’était sans compter qu’à cette époque M. Bertin, président de l’AVV  lance une série de procédures pour « sauver » ce grand « patrimoine » historique, procédures qui font reculer l’investisseur….Victoire de l’AVVV mais pourquoi ? Pour demander aujourd’hui à la Ville de racheter l’AVV pour plus d’1 million….

Pourquoi racheter cet immeuble 1 Million d’euros sans compter les centaines de milliers d’euros qu’il faudra pour le retaper ? Pour faire une école ? Même pas…..pour faire des services de proximité signale le rapport. Oui mais voilà, le bâtiment se situe à quelques mètres de l’ancienne Mairie où se trouve une école de musique, une bibliothèque, une salle, des espaces associatifs. Si le village a un besoin en termes d’équipements publics, c’est très certainement d’un équipement sportif, le gymnase Roux étant insatisfaisant alors qu’à l’inverse, c’est au Mas ou au Sud, où un bâtiment de service public aurait été utile d’autant plus qu’elle est la première victime de l’annulation du Centre aquatique….Mais peut-être quelques défenseurs de la Maison de quartier du Mas en profiteront-ils pour rappeler légitimement leurs anciennes revendications toujours insatisfaites au profit d’une maison de quartier au village qui va coûter très cher…..

Alors, si ce n’est pas pour répondre à un besoin, c’est pourquoi ? Il ne fait de doute à personne que c’est le projet de M. Bertin qui a investit une valeur quasi affective à ce projet mais dont l’utilité publique reste à démontrer à l’heure où les Vaudais ont besoin de rénovation pour les écoles et d’un centre aquatique….On se demande de plus en plus qui gouverne cette ville…..

Quant aux autres rapports, notons tout d’abord la reprise en main du Journal Municipal. Manifestement, le journal que certains s’amusaient à appeler « la Pravda » était un peu trop « indépendant » avec son Conseil d’Administration légèrement  autonome, l’opposition pouvant y participer. Décidément, après le limogeage de l’éditrice en chef, la nomination sans passer par le CA d’un ancien journaliste certes respectable mais très engagé politiquement, un signe de plus d’une reprise en main des formes de communication pour éviter toute parole libre.

Autre reprise en main, la salle des fêtes et des familles qui ne sera plus gérée en délégation de Service Public mais en Régie. En soit, pourquoi pas. La municipalité est bien sûr tout à fait capable de reprendre ce service. Reste à savoir surtout à quel coût. En effet, le seul argument pertinent sur la mise en Régie de cette salle, c’est qu’en période de disette budgétaire, il n’est pas prioritaire de dépenser de l’argent pour ce projet. Or, en Régie, le projet rapportait à la Ville plusieurs centaines de milliers d’euros. Qu’en sera-t-il avec sa municipalisation ? Une première estimation évoque un surcoût (décalage entre ce que cela rapportait et ce que cela coûtera) de plusieurs centaines de milliers d’euros….A suivre….

Dossier CM du 18 décembre 2014

 

Le sport dans tous ses états…..

EG SportApres avoir sur-investi la lutte contre le racisme pour tenter de faire oublier son incapacité à prendre des mesures à la hauteur de la gravité des problèmes,  voilà que Mme la Maire, dépourvue d’adjoint aux sports, lance à grand renfort de publicité les Etats Généraux du Sport. Mobilisant une société extérieure, faisant appel au Ministre des Sports, couvrant la Ville d’affiches,  la Maire n’a pas lésiné sur les moyens. Est-ce là encore un moyen de faire oublier les erreurs qui se sont accumulées ces derniers mois sur le sujet ?

Pour répondre à cette interrogation, commençons par nous poser quelques questions essentielles.

Tout d’abord, pourquoi Mme la Maire a-t-elle annulé la conférence de presse qui devait marquer le lancement en grande pompe de ces états généraux ? Un problème d’emploi du temps ? Peut-être était-ce plutôt pour éviter de dire que son service Com a fait les comptes des inscrits la semaine d’avant…..parmi les 8000 licenciés Vaudais,  ils étaient combien à avoir répondu à cet appel recouvrant la ville ? 500 ?  100 ? 10 ? Non, mais 4……et oui, 4 inscrits malgré la campagne et les efforts de Mme la Maire….Il a donc fallu dans la précipitation appeler tous les présidents de club pour leur demander de faire des efforts et de permettre de gonfler au moins artificiellement les chiffres…aux inscrits réels, on a donc ajouté les inscrits virtuels sollicités par « téléphone »…..mais cela n’a pas suffit pour maintenir la conférence de presse.

Deuxième question, pourquoi faire les Etats Généraux du Sport ? Quand on prend la tête d’une Mairie, on peut effectivement s’attendre à ce qu’un nouveau Maire se lance dans de vastes chantiers, c’est juste, mais pourquoi commencer par le sport ? Les chantiers ne manquent pas dans la ville…la Culture, l’Education, la Santé, l’Emploi….pourquoi le Sport ? Pourquoi le Sport alors que tout le monde s’accorde pour dire que c’est un des secteurs les plus dynamiques dans cette ville porté par une politique publique de qualité ? Pourquoi ne pas s’attaquer à des politiques publiques qui connaissent des difficultés, et elles ne manquent pas, et qui mériteraient justement un effort de réflexion et des moyens ?

C’est cette question que beaucoup de responsables sportifs se pose aujourd’hui….et qui les inquiète. Pourquoi la Maire s’occupe d’eux alors même que, dans l’ensemble, ils sont satisfaits de la politique conduite ? Cette méfiance qu’ils expriment, loin d’être le fruit d’une suspicion infondée, repose sur 8 mois d’expérience. 8 mois que la Mairie a changé de bord et qu’ils ont vu jour après jour les piliers de la politique sportive mis à mal, piliers qu’ils avaient pourtant contribué à bâtir.

Premier pilier attaqué,  la dynamique participative. Depuis des années,  les responsables sportives sont non seulement consultés sur tous les dossiers qui concernent le sport mais ils co-construisent cette politique grâce à l’OMS. Pas une mesure ou une réforme qui ne s’est faite sans eux. L’OMS a, par exemple, été au cœur de l’élaboration des nouveaux critères de subvention qui a demandé de très nombreuses réunions et qu’ils ont votés à l’unanimité. Or, depuis 8 mois, l’OMS, ce formidable outil participatif a été affaibli par la Maire qui a provoqué le départ de deux présidents. Loin d’être consultés, les clubs n’ont ainsi été associés ni à la réforme des temps scolaires qui les a pourtant largement impactée, ni à l’opportunité de mettre en place des Assises, tant sur la forme que sur les thèmes abordés.

Deuxième pilier, l’équité et la transparence dans les subventions. Jusqu’à présent, toutes les subventions aux sports bénéficiaient d’un système de calcul clair, transparent et équitable. Ils pouvaient ainsi obtenir

– Une subvention de fonctionnement dont le montant annuel est fixé à partir d’un calcul sur la base de critères connus que les clubs avaient contribué à élaborer. Cela valait non seulement pour les équipes de niveau local ou départemental, mais cela valait aussi pour le haut niveau.
– Une subvention spécifique pour la location de salles ou de sièges pour les clubs ne bénéficiant pas des locaux gratuits de la municipalité,
– Une subvention exceptionnelle pour les clubs en difficulté.  Cette subvention, loin d’être attribuée à la tête du client faisait l’objet d’une procédure particulière connue de tous : 1) Un audit des finances du club pour comprendre la nature des difficultés 2) La mise en place d’un plan de redressement pour éviter que le problème ne revienne

Aucune subvention n’a été attribuée en dehors de ce système juste, transparent et équitable.

Oui mais voilà, ça, c’était avant.

Pour la première fois, au mois de juillet, cette transparence a été levée. Dans une tentative grotesque de camouflage, preuve déjà qu’il y avait quelque chose à cacher, un club a bénéficié d’une subvention de 10.000€ sans justification, sans plan de redressement….une subvention juste comme cela…..un club qui avait pourtant déjà bénéficié des largesses de la députée, qui lui avait accordé de quoi financer 2 minibus….

Les clubs le savent bien, cette subvention est le signe de la disparition de l’équité et de la transparence, au profit d’une logique clientéliste.

Troisième Pilier, la priorité à la rénovation des équipements sportifs vétustes. Le sport n’est plus une priorité, Mme la Maire l’a bien expliqué en sacrifiant plus de 2,5 millions d’euros pour arrêter un projet de centre aquatique dont les enfants avaient tant besoin et pour laisser une piscine vétuste à la place où parents et enfants s’entassent dans des conditions déplorables pour de nombreuses années….La priorité est à l’éducation certes, comme pour la municipalité précédente mais à l’éducation sans le sport….Aujourd’hui, alors que l’on ne voit rien de nouveau sur le plan de l’éducation par rapport à ce qui était lancé, on voit ce qui disparaît, le sport….La sport n’est plus la priorité, et les sportifs le savent bien.

Quatrième Pilier, un service de plus de 62 agents investis et impliqués au service du Public. C’est la l’engagement de ce service et sa connaissance du terrain sur lequel reposent une grande partie de la qualité des prestations fournies aux écoles et aux associations sportives.

Oui mais voilà, au lieu de s’appuyer sur l’expérience de ce service et les talents qui s’y trouvent, de mobiliser les ressources internes que les citoyens financent déjà, Mme la Maire a préféré solliciter une société extérieure et dépenser de l’argent public. Le résultat est là….les 4 inscrits de la semaine dernière résonnent comme un constat d’échec…..Le service des sports sait comment on mobilise les clubs sportifs, quels sont les jours à privilégier et les modalités à prendre en compte pour faciliter la mobilisation.

Devant un tel constat, pas étonnant que les seules motivations que l’on entend dans le monde sportif, c’est « on va peut-être y aller pour savoir quel mauvais coup risque de nous tomber dessus »…ou encore « quand on voit que l’un des principaux thèmes est « comment trouver des sponsors », on se dit qu’elle nous prépare une baisse des subventions » et qu’au final, les gens y aillent à reculons…….

Comme l’a dit la Maire au Conseil Municipal, les clubs veulent que l’on réponde à leurs inquiétudes mais ce n’est pas seulement les inquiétudes du monde extérieur qui les préoccupent, mais aussi, voire surtout, celles que génèrent la municipalité. ..Peut-être est-ce à cette question que Thierry Braillard va pouvoir répondre…..

Manifestement, Mme la Maire a trouvé sa stratégie…Faire des Plans, des Assises, des Etats Généraux et faire surtout beaucoup de bruits pour étouffer les cris des politiques qu’elle détruit.

Encore le racisme à l’ordre du jour du Conseil Municipal de Vaulx, la consistance des mots pour cacher l’inconsistance des actes….

Le prochain Conseil Municipal se tiendra le jeudi 29 octobre et une fois encore, les oppositions de droite comme de gauche ne siègeront pas. Contrairement, à ce que j’ai pu lire ici ou là, il ne s’agit nullement pour notre groupe d’une position d’attente d’une décision de justice qui mène ses procédures à un rythme qui lui est propre, position d’attente qui est plutôt celle de la Maire qui préfère attendre que la justice établisse son verdict pour savoir si une sanction politique doit être prononcée. Si nous n’attendons pas la décision de justice, c’est que, dans le cas qui nous intéresse, il n’y a aucune contestation sur les faits eux-mêmes, ce que la justice aurait pu être amenée à éclairer dans des cas de litiges justifiant une attente. La justice ne doit ainsi se prononcer ici non sur les faits mais pour savoir si ceux-ci méritent une sanction juridique. De la même façon, les élus doivent se positionner sur les faits et décidés par eux-mêmes si ceux-ci méritent ou non une sanction politique. Cette distinction se comprend aisément lorsque l’on reprend le débat sur le cas Thevenoud par exemple pour lequel il y a une claire distinction entre sanction juridique, rien de ce qu’il a fait dans ce cas est illégale, et politique, ce qu’il a fait nuit à une  éthique de la politique et son départ du gouvernement est essentiel. Ce qu’attendent les élus de la Maire, c’est une sanction politique et c’est cela qui attise leur colère aujourd’hui.

Dans le cas qui nous intéresse, nous regrettons non seulement l’absence de sanction politique mais en plus la surenchère permanente que fait Mme la Maire et la fuite en avant qu’elle conduit. Au dernier Conseil Municipal, nous nous sommes offusqués qu’après la sanction disciplinaire donnée par le PS, qui a permis de construire un arc républicain de contestation, elle n’ait encore une fois pas réagit et a laissé à M. Chekhab son statut d’adjoint même sans délégation. Aujourd’hui, nous n’assisterons pas au Conseil car nous nous offusquons que cette fois-ci, Mme la Maire a non seulement décidé de promouvoir son adjoint en lui redonnant le sport et en élargissant son champ de compétences mais en plus, elle a décidé de provoquer encore un peu plus en présentant un plan de lutte contre le racisme alors même qu’elle a été incapable de gérer avec droiture une situation pourtant simple et pour lequel n’importe quel Maire aurait réagi avec fermeté.

Comment venir dans un conseil où il faut encore une fois débattre d’un sujet aussi grave mais traité pourtant avec tant d’inconsistance par Madame la Maire ? Comment débattre sérieusement d’un plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme qui sonne si faux dans le contexte de l’affaire Chekhab que cela en frôle le ridicule ? Ce plan représente une inconsistante manœuvre politique qui ne trompe personne pour tenter de se disculper d’un acte raciste que Madame la Maire a refusé de sanctionner.

Un Plan, cela ne doit ainsi jamais être que des mots qui font jolis et font plaisirs uniquement à ceux qui les prononcent mais qui ne se traduisent jamais en acte.  Prenons un exemple. Il est écrit dans ce plan « En matière de discriminations racistes ou de faits racistes ou antisémites, il faut accompagner les victimes au-delà des procédures judiciaires. (…) Là encore, la proximité constitue un atout essentiel pour que chaque victime puisse obtenir réparation, (…) avec toutes les formes de réparation symbolique ». Oui, mais voilà, Madame la Maire a refusé d’accompagner la victime au-delà de la procédure judiciaire et d’accorder la moindre  réparation fut ce-t-elle symbolique. Plutôt que d’accompagner la victime en sanctionnant l’agresseur, elle a préféré accompagné l’agresseur en lui accordant une belle promotion.

Les axes de travail comme Les X conventions signées ne sont d’ailleurs rien d’autre qu’un ensemble d’intentions sans grand intérêt. Elles sont souvent bâclées, avec quelques copier-coller grossiers, et se traduisent rarement par des actions concrètes. Manifestement, la quantité a semblé plus importante que la qualité. Elles ne développent ni analyse en profondeur du problème, ni ne proposent de solutions qui cherchent à traiter réellement une question aussi délicate. Pour tous ceux qui douteraient du côté artificiel de ce plan, intéressons-nous un instant à sa première action concrète déjà réalisée. L’exemple me semble particulièrement parlant et significatif, bien plus que quelques bouts de papier signés. Sur sa page Facebook, M. Chekhab, nouvel adjoint en charge de la lutte contre les discriminations, le racisme et l’antisémitisme a mis la photo d’une exposition qui se déroule dans un centre social. On y voit une jeune fille et en arrière fond un tableau avec une inscription « Les Arabes sont des sémites. Ils sont victimes de l’antisémitisme ». Bien sûr, si l’erreur ne peut être reproché à cette jeune fille, on aurait probablement dû attendre de M. l’adjoint qu’avant de mettre cette photo, symbole pourtant de la nouvelle page de l’histoire qu’il veut écrire, qu’il lui suggère de prendre un dictionnaire pour lire la définition du terme « Antisémitisme » dont il est aujourd’hui pourtant accusé. Dans le petit Robert, par exemple, ils auraient pu lire ensemble cette définition « Racisme dirigé contre les Juifs ». En Français, le terme « antisémitisme » ne s’adresse pas à l’ensemble des peuples « sémites » pas plus qu’antiaméricanisme ne s’applique d’ailleurs à l’ensemble des peuples du continent américain mais seulement à certains d’entre eux. Ce terme a d’ailleurs une histoire surprenante qu’il est intéressant de connaître et de comprendre pour mieux en saisir les spécificités mais aussi les tensions. L’erreur en soit peut paraître anecdotique et souvent faite, sauf qu’elle pose un problème de fond qui est pourtant au cœur de la question de ce plan qui a suivi un acte antisémite, la mise à l’écart de la question du racisme qui s’applique aux juifs et l’absence de réelle prise de conscience du problème de l’ex-futur adjoint aux sports qui préfère se positionner en victime qu’en coupable demandant réparation.

Je ne dis pas, et mon expérience à Vaulx me prouve le contraire, qu’à Vaulx l’antisémitisme est fort. C’est d’ailleurs une forte divergence de vue que j’ai avec la LICRA convaincue que cette ville est un repère d’antisémitisme. Depuis 20 ans que je suis dans cette ville, que je m’expose en tant que personnalité politique, que je vais dans les clubs, dans les écoles, dans les collèges, je n’ai été victime que deux fois d’insultes antisémites, et c’est tant mieux car je crois sincèrement que la très grande majorité des Vaudais sont des personnes ouvertes d’esprit et loin de l’image que l’on véhicule trop souvent sur eux. Pour autant, je note que ces deux fois sont relativement proches et récentes et qu’il faut redoubler de vigilance car les choses peuvent changer.

Mettre en place un véritable plan de lutte contre le racisme sous toutes ces formes est donc absolument essentiel. Mais à condition d’abord de réfléchir à ce que les termes signifient et aux actions concrètes que l’on peut conduire pour l’endiguer. Ce plan est d’autant plus indispensable que trop de Vaudais sont victimes de racisme et que cela a des conséquences à la fois dans la fragilisation du lien social que cela peut susciter mais aussi dans toute les formes de discrimination que cela peut impliquer à commencer par la discrimination à l’embauche.

Bien évidemment, le problème n’est pas nouveau à Vaulx et des actions ont déjà été conduites. J’ai moi-même conduit un plan de lutte contre le racisme dans le sport dès 2001, au moment de ma prise de fonction, qui s’est traduit par plusieurs actions concrètes. Marie-Georges Buffet alors Ministre des sports était venu à Vaulx et un recensement des faits constatés lui avait été remis. Une lettre ouverte a été rédigée avec les clubs que j’ai envoyée à toutes les fédérations sportives dont voici un extrait : « « Les arbitres doivent arrêter de fermer les oreilles lorsque des propos racistes sont tenus par des joueurs ou par des spectateurs » ; « Il faut que ce type d’acte puisse être consigné dans les réserves après un match et pris en compte par les arbitres et les fédérations comme ils le font pour des actes de violence physique. » ; « nos clubs ne doivent plus être catalogués « à risque », et sous prétexte qu’ils viennent de banlieue, les fédérations ne doivent pas former des poules enfermant ces clubs entre eux ».  « Les arbitres agissent immédiatement au moindre acte de violence physique, et ils ont raison, mais ils ne doivent pas oublier que les mots sont également des armes dangereuses et doivent aussi être condamnés lorsqu’ils sont racistes. » .  Plusieurs autres actions avaient été réalisées d’une part afin de libérer la parole des victimes (des jeunes avaient faits par exemple une série de sketch au gala des sportifs pour raconter ce qui leur était arrivé) et de réagir immédiatement à toute parole raciste à partir d’un système d’alerte et une demande de sanction.

L’insulte raciste est un acte violent et doit être condamnée immédiatement comme tous les actes violents. Nous étions au moins tous d’accord sur un point, la sanction doit être forte et immédiate. C’est le premier levier de lutte contre le racisme, sanctionner tout propos raciste (sans avoir à attendre la justice). Ces actions ont eu des effets positifs sans pour autant faire disparaître le problème. Les sanctions ont largement contribué à faire diminuer ce type d’actes.

On en revient donc toujours au point de départ. Dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, la sanction de l’acte raciste est essentielle pour montrer que notre société à des règles à ne pas transgresser. Une fois l’interdit posé, on peut entrer dans un travail plus pédagogique sur la compréhension de ces règles et leur appropriation. C’est une vision politique très différente de celle de Mme la Maire. En refusant de sanctionner un élu, Mme Geoffroy donne  le sentiment non seulement que la sanction est inutile mais aussi que les élus ont une impunité plus forte que les citoyens. Il s’agit là d’une posture aux conséquences désastreuses.

Quant à savoir quand nous reviendrons au Conseil Municipal, reprendre notre légitime place d’opposant, c’est un débat qui aura lieu avant chaque Conseil au sein de chaque groupe et qui n’a pas de lien, pour notre groupe, avec l’attente d’une sanction juridique.

De l’Ancien au nouveau Régime, la Révolution a-t-elle commencé ?

Depuis quelques temps, on voit surgir dans le débat venant de personnes de la majorité municipale ou de personnes qui leur sont proches l’idée que leur arrivée permet de sonner la fin de l’ancien « Régime », celui de l’ère Genin ou Charrier, voire de toute l’ère communiste. Ainsi, la dernière tribune du nouvel adjoint au Personnel s’est positionnée sur ce registre en évoquant l’ancien régime que les Vaudais auraient « congédié ceux qui, ivres de leurs certitudes et de leur infaillibilité, inconséquents dans leur choix et insouciants dans leur comportements, ont conduit Vaulx-en-Velin dans une impasse ». On trouve également la dernière tribune de MediaVaulx qui a trouvé une nouvelle plume et attaque de la même façon la reconduction de la présidente du Conseil de Quartier du Mas qui serait tout à la fois le symbole de l’ouverture d’esprit de la nouvelle majorité, capable de ne pas rejeter les personnes de l’ancien régime et en même temps le signe d’un conservatisme scandaleux. C’est d’ailleurs ce même site qui attaque la tribune de l’adjoint au Personnel pour lui rappeler qu’il a voté dans le mandat précédent quasiment tous les dossiers que l’ancienne majorité a présenté et, pis encore, que l’ancien « régime » qu’il dénonce est celui qui fut aussi porté par les anciens adjoints socialistes dont Hélène Geoffroy et Armand Menzikian furent d’importants adjoints.

Ainsi, la frontière que semble vouloir dessiner quelques-uns entre ancien et nouveau régime, voulant sans doute prendre la posture de révolutionnaires en herbe, est plutôt difficile à tenir, tant il existe et a existé des porosités importantes entre l’ancienne et la nouvelle équipe.

Revenons donc sur le débat de fond qui doit l’emporter dans ces situations. La première est de savoir si il y a eu un « ancien » régime, en quoi a-t-il consisté et en quoi les personnes de la nouvelle équipe propose une véritable rupture ou s’inscrive dans la continuité avec l’équipe précédente.

Prenons d’abord la question des pratiques d’une majorité vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas leur opinion. C’est une approche intéressante puisqu’elle permet de repérer voire de dévoiler des pratiques de type « claniques » ou « sectaires » visant à écarter ou à traiter particulièrement les personnes ne partageant pas la même opinion. Commençons par l’ancienne équipe, celle-ci a-t-elle eu ce type de pratiques ? Bien qu’il soit difficile de répondre de façon exhaustive à cette question, il y a probablement des contre-exemples, mais notons tout de même que des associations telles que l’EPI,  la MJC, certains centres sociaux ou clubs sportifs dont il était de notoriété publique que leurs dirigeants étaient proche de l’équipe Geoffroy n’ont, à ma connaissance, pas été victimes d’attaques particulières. Ils ont reçu des subventions comme les autres, et même certaines ont bénéficié de cette subvention dite structurelle sur lequel il y aurait eu beaucoup à dire. Et si certaines voix ont pu réclamer des mesures « sectaires », Bernard Genin, pas plus que Maurice Charrier ne les ont suivi. Il est encore bien trop tôt pour savoir ce que seront les pratiques de la nouvelle majorité mais il est effectivement à espérer qu’elle conserve cette logique. De ce point de vue, l’attaque de MédiaVaulx à la présidente du Conseil de Quartier, les attaques répétées contre la présidente de l’école de la deuxième chance, Marie-France Vieux Marcaud, qui la pousse aujourd’hui à démissionner, contre le président du club d’athlétisme qui a démissionné, les mises au placard nombreuses de la rédactrice en chef de Vaulx le Journal, de deux secrétaires généraux adjoint et quelques chefs de service ou bien encore les coups de pouce très « généreux » à l’EPI ou au club de l’Olympique Vaulx ne sont pas des signes très encourageants.

Rappelons quand même que la démocratie, ce n’est pas la loi du plus fort, fut-t-il majoritaire, qui compte mais c’est aussi le droit et le respect des minorités. Lorsque je lis les « Vaudais ont congédié » l’ancienne équipe, je me dis que certains oublient que les « Vaudais » sont composites et ont exprimé des points de vue différents. La nouvelle majorité n’a ainsi récolté que 200 voix de plus que la précédente majorité, et aucun des deux régimes ne peut se prévaloir d’avoir eu une majorité absolue. Cela signifie qu’il est essentiel pour la majorité en place de ne pas mépriser les 60% de Vaudais qui n’ont pas voté pour elle, et je ne compte bien évidemment pas les abstentionnistes. Si la constitution de « clans » ou de « partis » est inévitable pendant les périodes électorales, le rôle d’un exécutif, quel qu’il soit, est de comprendre que sa responsabilité n’est plus d’être le chef d’un clan mais de tous les Vaudaises et les Vaudais. Cela commence donc par refuser tout mépris vis-à-vis de ses prédécesseurs en les appelant « l’ancien régime » ou bien encore tout faire pour s’assurer que l’opposition soit respectée, celle-ci ne siégeant plus au Conseil Municipal.

Venons-en aux autres pratiques souvent évoquées. Il est beaucoup question des voitures de fonction des anciens élus, symbole de « l’ancien régime » selon l’adjoint au personnel. C’est une question qui mérite un vrai débat non pas juridique, puisque il n’y a pas de problème juridique mais politique. Les adjoints ont-ils besoin d’une voiture de fonction et la fin du système des voitures est-elle une bonne chose. A mon avis, c’est une très bonne chose d’avoir arrêté le système et je pense que nous aurions dû le faire plus tôt (cela fait partis des erreurs). Est-ce que cela permet d’établir une véritable distinction entre « ancien régime » et « nouveau régime » ? Là je serai plus nuancé. En effet, le débat a déjà eu lieu à 2 reprises sous « l’ancien régime ». La première fois, c’est en 2001. J’étais alors élu nouvel adjoint au Maire et j’avais porté le débat au sein du groupe socialiste en mettant en avant que cela ne se pratiquait pas dans les autres villes. A l’époque, j’avais été non seulement isolé face aux 3 adjoints socialistes de l’époque dont la Maire actuelle mais aussi de l’ensemble du groupe. Refusant de prendre cette voiture pendant tout le mandat pour exprimer ma contestation, le groupe a décidé de l’attribuer à une élue déléguée qui est aujourd’hui adjointe dans la nouvelle équipe. J’ai donc été le seul adjoint de 2001 à 2008 à ne pas avoir une voiture de fonction pour motif « politique » sans que cela n’intéresse qui que ce soit. Je n’en tire ici aucune gloire d’autant plus qu’en 2009, lorsque je suis redevenu adjoint, considérant que je n’avais pas les moyens de gagner ce combat après avoir prêché dans le désert pendant 7 ans et j’ai aussi pris une voiture uniquement pour mes besoins d’adjoint. Aurai-je du faire autrement ? Peut-être. Je ne dis pas que j’ai pris la bonne décision en 2001 ou en 2009 mais juste que les responsables du nouveau régime ont eu les mêmes pratiques. La deuxième fois que ce sujet a été abordé c’est lorsque nous avons rencontré Bernard Genin en 2014 pour élaborer le programme, l’abandon des voitures de fonction faisait partis des revendications que nous avions et de ce point de vue, la Maire de l’époque avait la même position. Il ne s’agit ici de donner de leçon à personne mais de montrer que la porosité entre « l’ancien » et le « nouveau » régime est bien grande et qu’il est quelque peu simpliste de vouloir donner des leçons de morale.

Venons-en à la question des recrutements. C’est une question qui mérite d’être abordée puisque le nouvel adjoint au personnel évoque l’existence de favoritisme et de clientélisme. Il reste difficile d’avoir une vue d’ensemble, je ne peux qu’une fois encore, donner que quelques exemples. J’ai assisté à plusieurs commissions de recrutement. A chaque fois, la commission de recrutement était composée d’un élu généralement, l’adjoint concerné, d’un ou deux secrétaires généraux, d’un représentant de la DRH, un représentant du service des sports et un représentant du syndicat. Autrement dit, l’élu que j’étais était largement minoritaire dans la commission et j’ai toujours tenu à respecter le choix collectif de la commission. L’essentiel étant de recruter sur la base de compétence pour le service public, nous faisions un vote qui permettait de déterminer un ordre. C’était la pratique courante de « l’ancien régime » que j’ai connu et que je trouve plutôt transparente et positive. Je ne dis pas qu’elle s’est faite partout et tout le temps mais que c’était plutôt la politique de l’adjoint au personnel de déléguer le fonctionnement à l’adjoint de secteur et de s’appuyer sur les services. Et aujourd’hui ? Tous les retours que l’on a, mais cela reste des bruits donc je reste prudent pour l’instant, c’est que les commissions de recrutement ne se passent plus tout à fait de cette façon-là, les élus décidant seuls du classement. De plus, il semble que les 4 premiers chargés de mission recrutés par la nouvelle équipe ont pour principal « compétence » commune d’avoir leur carte au Parti Socialiste et que l’on compte beaucoup de recrutements qui semblent d’avantage le prix à payer des promesses de campagne que des compétences au service de l’intérêt général. Je laisse beaucoup de guillemet car il reste à vérifier….mais je ne doute pas que chacun vérifiera.

Quoi qu’il en soit, un peu d’humilité dans la façon d’aborder le passé permettrait de ne pas sombrer dans l’ivresse des certitudes du pouvoir au présent. Il vaut mieux ainsi proposer des pratiques qui permettent d’assurer concrètement de la transparence dans les recrutements que de lancer des invectives. A suivre donc…..

En promouvant l’inexcusable, Mme Geoffroy a-t-elle perdu le sens des valeurs républicaines ?

Il y a 3 jours, j’écrivais sur ce blog un texte intitulé « en excusant inexcusable, Mme Geoffroy provoque le départ de l’opposition du Conseil Municipal » qui permettait de rappeler que Mme la député-Maire, en refusant de sanctionner son adjoint au Maire ayant tenu des propos antisémites, faisait fi de cette phrase du président de la commission des conflits du PS qui, après avoir étudié le dossier déclarait « on ne peut excuser l’inexcusable » et prononçait son exclusion du PS. En faisant cela, Mme la Député-Maire allait à l’encontre de la condamnation politique unanime qui va de l’UMP au Front de Gauche en passant par le PS et commençait à laisser le doute planer sur sa lucidité politique et son sens des valeurs. Ajoutons que, pour lever toute ambiguïté, Mme la Maire tout comme son adjoint, ont reconnu les propos et leur caractère inadmissible. Il n’y a donc, comme je le rappelais, aucune contestation sur les faits ce qui aurait pu rendre compréhensible la position qu’elle défend en déclarant, comme le rappelle le Progrès, « « Des plaintes ont été déposées, nous attendrons de voir ce qu’il en sortira. Nous ne sommes pas des juges ». Tout comme l’affaire Thevenoud, la question première n’a rien de juridique, elle est, lorsque l’acte est unanimement reconnue, morale et politique. Le jugement politique, définir ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, est au coeur de l’activité d’un Député et d’un Maire. On peut même dire que les vrais députés n’attendent pas le jugement des lois, ils font évoluer les lois pour que ceux-ci s’adaptent aux condamnations morales nécessaires au vivre ensemble.

Mais ce que j’avais écris sur mon blog, c’était avant de découvrir que Mme la Maire, non content de ne pas sanctionner son adjoint au Maire, décide de le promouvoir. Elle vient en effet de rendre public un arrêté qui indique que M. Chekhab vient non seulement de retrouver sa délégation aux sports qu’il avait pourtant volontairement abandonnée il y a 3 mois comme symbole de la sincérité de ses excuses mais qu’en plus il voit ses missions élargies à la vie associative et à la culture. Dans son arrêté, elle indique ainsi qu’il a dorénavant les délégations suivantes:

– « Citoyenneté et vivre ensemble »….Evidemment, si cela n’était pas dramatique cela pourrait prêter à sourire. L’individu qui a reconnu avoir tenu des propos racistes brisant le vivre ensemble et qui, de surcroît refuse de rendre l’écharpe qu’il a souillée en signe de reconnaissance de son erreur, va dorénavant pouvoir se rendre dans les écoles pour dire aux enfants ce qu’est la citoyenneté et le vivre ensemble.

– « Animations et  manifestations sportives, culturelles et associatives » et « activités sportives, culturelle et associatives ». Cela signifie que toutes les activités et animations sportives, culturelles et associatives sont sous la responsabilité de cet adjoint. C’est ces deux intitulés qui indiquent que non seulement l’individu récupère la gestion du secteur sportif (fait exclusivement « d’activités et d’animations ») mais qu’en plus il se retrouve à gérer toutes les activités culturelles et associatives. Après avoir prouvé sa capacité à gérer le sport, en faisant démissionner deux présidents d’OMS et un président d’un club d’athlétisme, M. Chekhab voit son secteur élargit à tout le secteur associatif de la ville. Le tissu associatif Vaudais est un des plus riches et des plus importants de notre ville et le voilà dorénavant en danger. Sans oublier le secteur culturel, (l’adjointe à la Culture appréciera puisqu’elle se fait déposséder d’une très large partie de sa délégation, car l’essentiel, y compris l’activité théâtrale ou scientifique, sont des « activités »).

– « Promotion de la citoyenneté et du vivre ensemble dans la culture , la vie associative et les sports de haut niveau ». Simple redite des points précédents au cas où le lecteur n’aurait pas compris….

Mme Geoffroy fait donc de M. Chekhab le nouvel adjoint aux sports, à la vie associative, à la culture et à la citoyenneté. Elle ne se contente pas de refuser de le sanctionner, elle lui propose de devenir l’un des adjoints majeurs de son exécutif, celui avec la plus importante délégation.

Mais qu’a donc fait M. Chekhab pour mériter une telle promotion en 3 mois ? Car il y a 3 mois, avant d’avoir commis ses propos, il n’a jamais été question d’une telle promotion. Ce n’est donc pas ses actes en tant qu’adjoint aux sports qui lui ont valu cette promotion. Ce n’est pas non plus ses activités depuis 3 mois, puisque depuis 3 mois, il n’a plus aucune délégation, tout en continuant à toucher son indemnité, ce qui est illégal et scandaleux, et n’est pas vraiment un bel exemple de citoyenneté. Il ne reste donc plus que le fait d’avoir tenu des propos antisémites et d’avoir produit des excuses comme évènement marquant.  C’est donc pour cela qu’il est promu ? Mme Geoffroy considère-t-elle donc que ces propos racistes méritent promotion ? En tout cas, par son acte de promotion, ce n’est pas seulement l’individu qu’elle promeut, c' »est aussi l’acte raciste (rappelons que personne ne conteste qu’il ait bien eu lieu), véritable incitation à faire de même…Quel beau symbole….

Mais pourquoi Mme Geoffroy a-t-elle promu son adjoint ? Si l’on écarte la thèse de la folie ou de la stupidité, il nous reste deux thèses : celle de l’Irresponsabilité de la part d’une député-Maire qui, embourbée dans l’engrenage de son soutien à l’individu, en vient à perdre le sens des valeurs républicaines ? C’est le phénomène classique de l’engrenage: Devant son évidente erreur, une personne préfère s’enfoncer dans l’erreur plutôt que de reconnaître s’être trompée quitte à se jeter dans le vide…….Le cas Cahuzac en est une belle illustration…..A moins, autre hypothèse, que ce soit la facture de sa victoire aux élections qu’elle paye, avec des promesses, des pressions ou de la peur, qui enlèvent toute liberté à la Maire pour servir l’intérêt général, un scénario qui peut faire penser à Bobigny.

Dans un cas comme dans l’autre, la Ville est en danger et il est temps qu’une réaction  républicaine de tous les partis politiques se fassent entendre.

2014-10-11 17.51.27

En excusant l’inexcusable, Mme Geoffroy provoque le départ des élus d’opposition de droite comme de gauche

Ce jeudi 9 octobre, les élus de l’UMP, du Front de Gauche, d’UVI et d’AGV ont quitté la salle du Conseil Municipal en signe de désapprobation vis-à-vis de la décision de Mme Geoffroy, député-Maire PS, de maintenir M. Chekhab adjoint au Maire, malgré les propos racistes et antisémites qu’il a tenus.

Pourquoi un tel départ du Conseil porté par un arc républicain d’élus qui d’habitude, sur la plupart des dossiers, ont l’habitude de ne pas être d’accord entre eux ? Tout simplement, parce que l’attitude de Mme Geoffroy choque les Républicains que nous sommes bien au-delà de nos divergences politiques ou partisanes.

En effet, alors qu’il est dorénavant admis par tous, y compris par l’intéressé, que l’adjoint au Maire aux sports, dans l’exercice de ses fonctions a proféré des propos antisémites, propos illégaux qui donnent lieu à une procédure judiciaire, la question qui se pose est de savoir si les mots d’excuse proférés publiquement par M. Chekhab sont suffisants ou si l’élu en question mérite une sanction, non seulement judiciaire, là c’est le tribunal qui tranchera, mais politique, par la démission de son poste d’adjoint.

C’est en tout cas l’avis non seulement des élus de l’UMP et de l’opposition de gauche mais aussi du Parti Socialiste qui a considéré que, malgré ses excuses, l’individu devait être sanctionné et a prononcé son exclusion pour 6 mois. Le Président de la Commission des conflits, Jean-Louis Touraine, a ainsi déclaré à la presse « « C’est indubitable et ce n’est pas excusable. Cela va à l’encontre des valeurs du Parti socialiste, le PS refuse toute forme de discriminations ».

Si, pour le Parti Socialiste, ce n’est pas excusable car cela va à l’encontre des valeurs du PS, si Pour le Parti Socialiste, la sanction est obligatoire, pourquoi pour la Député-Maire pourtant socialiste, ces propos sont à l’inverse excusables ? Pourquoi déclare-t-elle que des excuses suffisent ? Ne considèrent-elle pas que les valeurs dont parle M. Touraine doivent être placées au-dessus de tout calcul politicien qui veut que l’on protège les siens, ce qui vous ont soutenu pendant la campagne ?

Car si les propos de M. Chekhab sont, selon Mme Geoffroy, excusables, s’ils n’appellent aucune sanction, alors est-ce aussi valable pour tous les propos racistes ou antisémites prononcés par les uns ou par les autres ? Est-ce aussi acceptable pour les propos racistes que prononcent tous les élus, y compris ceux du FN ? Est-ce aussi valable pour tous ceux qui, dans la rue ou ailleurs, profèrent des insultes à caractère raciste ou antisémite ?

On peut même étendre la question car ce qui vaut pour des propos racistes peut aussi valoir pour d’autres types de propos tout aussi scandaleux et délictueux que feraient des élus ? Est-ce valable pour M. Thevenoud, par exemple,  qui a juste « oublié » de payer ses impôts et s’en est excusé ? Ou pour un certain Ministre des finances qui a juste « oublié » de déclarer son compte en suisse et s’est aussi excusé de l’avoir caché ?

Quand j’entends un responsable du FN, M. Philippot, utilisé sur BFM TV cet été l’absence de sanction dans l’affaire Chekhab pour justifier certains dérapages dans son parti, je me dis que quelque chose ne tourne plus très rond dans cette enceinte du Conseil Municipal de Vaulx en Velin, que les valeurs républicaines, celles auxquelles nous sommes attachées, sont aujourd’hui mises en danger par l’irresponsabilité de Mme la Député-Maire.

La question n’est plus M. Chekhab, dorénavant, dont le cas sera réglé par la justice, la question est désormais politique et met en cause directement Mme Geoffroy qui a décidé d’excuser l’inexcusable en le conservant comme adjoint au Maire et même de lui confier la délégation de la lutte contre les discriminations…… Espérons que les autres élus finiront pas se réveiller….

Pauvre Vaulx en Velin qui n’avait vraiment pas mérité cela.

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